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Les enjeux du confort thermique

Le confort thermique est source de bénéfices sanitaires, environnementaux et économiques. De quoi s’agit-il ? Comment l’améliorer ? On vous dit tout.
Green Actu’
2023-10-13T00:00:00.000Z
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un thermostat d'ambiance

Au-delà de garantir le bien-être des occupants d’un logement, le confort thermique présente de nombreuses vertus environnementales, sociales et économiques. 

D’ailleurs, selon l’étude de l’Institut Kantar publiée en 2020, 46 % des Français considéraient alors le confort thermique comme une préoccupation essentielle.

Qu’est-ce que le confort thermique ? Comment l’améliorer ? Quels sont ses avantages ? Réponses dans cet article.

Qu’est-ce que le confort thermique ? 

Confort thermique, définition

Le confort thermique désigne une sensation de bien-être propre à chaque individu, lorsqu'il se trouve dans un environnement intérieur. Dans les faits, un lieu est considéré comme optimal s’il parvient à équilibrer la température interne du corps humain (36,7 °C) avec la température ambiante des pièces du logement (devant se situer sous 36,7 °C).

Pour résumer, le confort thermique est le fait d’avoir un habitat qui garde la chaleur en hiver (la température idéale étant d’environ 20 °C dans les pièces à vivre et 16 °C dans les chambres) et la fraîcheur en été (la température idéale étant de 25 °C pour éviter de créer un écart trop important avec l’extérieur).

Les paramètres qui influencent le confort thermique

Contrairement aux idées reçues, le confort thermique ne dépend pas uniquement de la température de l’air ambiant. D'autres facteurs sont considérés : 

  • la température des parois opaques ou transparentes (une baie vitrée absorbe le rayonnement, tandis que le bois conserve la chaleur de la pièce, par exemple) ;
  • le taux d’humidité intérieur (qui doit idéalement être compris entre 30 et 70 %). Une humidité ambiante élevée diminue le phénomène d'évaporation et augmente la sensation de chaleur ;
  • les courants d’air, qui favorisent par convection la transpiration en hiver et procurent une sensation d’inconfort. Idéalement, la vitesse de l’air ne doit pas dépasser 0,2 m/s.

À cela s’ajoutent des facteurs humains tels que le métabolisme qui varie selon l’âge de chaque individu, l’état de santé, l’habillement (qui fait office de barrière thermique entre le corps et l’environnement) ou encore le niveau d’activité physique. 

👉 En définitive, il est difficile de définir une température idéale, puisque le confort thermique dépend majoritairement des perceptions individuelles.

À titre d’exemple : les personnes âgées sont plus sensibles à la frilosité.
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cover vidéo youtube confort thermique

Quels sont les enjeux du confort thermique ?

Un enjeu sanitaire

L’inconfort thermique impacte la santé des occupants de plusieurs manières :  

  • les fortes chaleurs sont à l’origine de maux de tête, de nausées, d’une forte fatigue, voire de coup de chaleur et de déshydratation - en cas d’une mauvaise ventilation ;
  • le froid favorise la condensation de la vapeur d’eau et entraîne la formation de moisissure, peut provoquer une mauvaise circulation sanguine, contribuer à l'apparition d'infections pulmonaires ou de problèmes vasculaires.

Les problèmes de santé causés par la mauvaise isolation du logement engendrent un surcoût médical annuel de 400 €. La rénovation énergétique de l’ensemble des logements énergivores permettrait d’économiser 10 milliards d’euros de surcoût de santé. [IZI]

On dénombre environ 5,2 millions de passoires thermiques (c’est-à-dire de logements mal isolés) sur les 30 millions de résidences principales qui composent le territoire français. 

Un enjeu économique

Étant dans l’obligation de surchauffer leur logement pour bénéficier d’un lieu de vie optimal, les occupants de logements énergivores voient leurs factures d’électricité atteindre des montants faramineux. 

👉 En moyenne, ils consacrent 10 % de leurs revenus au paiement des factures d’énergie. La facture annuelle peut augmenter de 30 % en cas de mauvaise isolation du toit.

Assurant le bien-être des occupants, les logements classés A et B au diagnostic de performance énergétique (DPE) sont très rarement inoccupés. Ils sont loués ou vendus à des prix plus élevés que ceux notés F ou G.

Outre son importance dans les logements des particuliers, le confort thermique constitue un critère majeur pour la performance des entreprises du secteur tertiaire. En cas de températures trop élevées, la performance des employés chute de 6 % et de 4 % en cas de températures trop basses. [Étude Green Business Certification Inc. (GBCI)]

Le confort thermique des bureaux garantit de bonnes conditions de travail, améliore le bien-être des salariés et par conséquent, leur productivité. 

Un enjeu environnemental

La mauvaise isolation d’un logement (qui ne permet pas de conserver la chaleur à l’intérieur) est à l’origine de comportements énergivores. 

Afin de bénéficier d’une température intérieure agréable (en hiver notamment), les occupants des passoires thermiques n’ont pas d’autre solution que de surchauffer leur logement (en augmentant la température ou en recourant à des équipements d’appoint énergivores). 

Or, la surconsommation d’énergie contribue au réchauffement climatique. Chaque année en France, le secteur du bâtiment consomme 44 % de l’énergie nationale et rejette 123 millions de tonnes de CO2.

Comment améliorer son confort thermique ?

Le confort thermique doit être pris en compte dès la conception du bâtiment (l’orientation du bâtiment, le nombre de baies vitrées, etc.). Une fois le logement occupé par les locataires, ces derniers peuvent entamer des travaux de rénovation énergétique - financés partiellement ou en totalité par des aides. Voici six solutions pour limiter l’inconfort thermique.

Réaliser un audit énergétique

L’audit énergétique (ou diagnostic thermique) est une étude détaillée du logement réalisée par un professionnel. Elle permet : 

  • de dresser un état des lieux général du bien (les équipements de chauffage et de ventilation installés, l’éclairage, les caractéristiques thermiques et géométriques, etc.) ;
  • d’estimer la performance énergétique et environnementale du bâtiment ;
  • de cibler les zones de déperditions thermiques ;
  • d’identifier les travaux d’amélioration de la performance du logement à mettre en œuvre ;
  • d’estimer les économies d’énergie et proposer des ordres de grandeur de coûts des travaux proposés ;
  • de mentionner les principales aides publiques mobilisables. 

Complémentaire au diagnostic de performance énergétique (DPE), l’audit énergétique est recommandé dans trois cas : 

  • avant d'entreprendre les travaux de rénovation énergétique ;
  • avant de mettre en vente un bien immobilier ;
  • avant de construire une maison.
Elle est cependant obligatoire depuis le 1er avril 2023 pour les logements les plus énergivores (classés F ou G au DPE). 

Isoler son logement

Le confort thermique d’un logement peut être amélioré grâce à une bonne isolation. L'utilisation d'isolants minéraux, synthétiques ou biosourcés permet de combler les espaces qui laissent passer l’air extérieur (les ponts thermiques). 

Il est recommandé de s’attaquer en priorité à : 

  1. l’isolation du toit : la toiture est à l’origine de 25 à 30 % des déperditions énergétiques ;
  2. l’isolation des murs, responsables de 25 % des pertes de chaleur ;
  3. l’isolation des sols (notamment de la cave et du garage, mais également sous le carrelage ou le parquet), qui permet d’éviter 7 à 10 % de gaspillages énergétiques.
Il est possible de procéder à l’Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE), comme à l’Isolation Thermique par l’Intérieur (ITI). Seul impératif : l’isolant doit être résistant à la vapeur d’eau, uniforme et épais.

Changer son système vétuste de chauffage

Pour créer des conditions de vie optimales à l’intérieur d’un logement, il convient évidemment de changer un système de chauffage jugé obsolète en optant pour un appareil performant et éco-responsable : 

  • la pompe à chaleur air-eau, un chauffage central offre un très bon rendement énergétique ;
  • les panneaux solaires ;
  • la chaudière à granulés ;
  • le thermostat d’ambiance pour réguler la chaleur ressentie dans le domicile.

Au-delà de limiter les impacts environnementaux, ces systèmes de chauffage diffusent une chaleur douce et homogène dans l’ensemble du logement.

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Remplacer la ventilation

La ventilation est essentielle à la protection des personnes fragiles, pour renouveler fréquemment l’air intérieur et améliorer la qualité de celui-ci. De fait, l’air intérieur est souvent très pollué (à cause des produits ménagers, etc.) ou par les meubles (qui contiennent des solvants), ce qui : 

  • provoque des irritations ;
  • permet la circulation d’allergènes et de bactéries ;
  • favorise le développement de maladies pulmonaires.
Afin d’améliorer le confort thermique et maintenir un bon taux d’humidité, il convient d’installer une Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) double flux, qui renouvelle et réchauffe l’air. 

En cas de fortes chaleurs, la pose d’une climatisation peut s’avérer indispensable. Bien qu’elle ne soit pas sans conséquence sur l’environnement, une climatisation monosplit sera privilégiée pour les petits logements et une clim multi-split pour les plus grandes surfaces.

Poser des fenêtres double vitrage

Les fenêtres représentent 10 à 15 % des déperditions thermiques.

Les fenêtres double vitrage (en PVC ou en aluminium) permettent de protéger l’intérieur du logement des températures extérieures en empêchant l’air de passer. Au-delà de maintenir une température idéale à l’intérieur du logement, le double vitrage offre une excellente isolation acoustique.

👉 Le remplacement des fenêtres à simple vitrage peut également s’accompagner du changement des menuiseries (notamment des portes) qui laissent la chaleur s’échapper.

Adopter les bons gestes

Les travaux de rénovation énergétique présentés précédemment améliorent considérablement le confort énergétique d’un bien. Cependant, les occupants doivent aussi adopter certains éco-gestes : 

  • aérer le logement 10 minutes chaque jour ;
  • garder un espace de libre sous les portes (de 5 à 15 mm) pour favoriser la circulation de l’air dans toutes les pièces ;
  • entretenir les équipements (de chauffage et de ventilation) ;
  • ajouter des plantes qui humidifient l’air (comme l’aloe vera) ;
  • fermer les volets en été pour conserver le frais et le chaud en hiver.
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Le confort thermique est-il réglementé ?

La recherche du confort d’été

Issue de la loi ELAN, la RE2020 (Réglementation environnementale 2020) succède à la RT2012. Concrètement, elle encadre la construction de bâtiments respectueux de l’environnement pour : 

  • contribuer à la neutralité carbone en 2050 ;
  • réduire la consommation d’énergie des bâtiments ;
  • limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Dans l’optique d’offrir un lieu de vie optimal aux occupants, les bâtiments doivent être résistants aux épisodes de canicule et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Conformément à la RE2020, les constructions sont jugées réglementaires, mais présentent des risques d’inconfort en cas de canicule si elles se situent entre les deux seuils suivants : 

  • 350 DH (degré par heure d’inconfort estival), qui représente une semaine d’inconfort par an ;
  • 1 250 DH ou plus, qui correspond à 25 jours d’inconfort par an.
À noter : la RE2020 considère qu’un logement est inconfortable lorsque sa température intérieure dépasse 26 °C la nuit et se situe entre 26 et 28 °C la journée.

La lutte contre les passoires énergétiques

Avec la loi Climat et Résilience, la France s’attaque aux passoires thermiques. Elle incite les propriétaires à réaliser des travaux de rénovation énergétique. L’enjeu est double : garantir le confort des occupants, tout en développant un parc de logement neutre en carbone et basse consommation.

La législation intervient sur plusieurs points : 

  • depuis le 24 août 2022, les loyers des logements notés F et G sont gelés ;
  • depuis le 1er janvier 2023, la mise en location des logements jugés indécents (c’est-à-dire ayant une consommation d’énergie finale supérieure à 450 kWh/m2/an) est impossible ;
  • depuis le 1er avril 2023, les maisons ou immeubles classés F et G doivent obligatoirement réaliser un audit énergétique avant leur mise en vente.

L’assurance de bonnes conditions de travail

Déployé en cas de fortes chaleurs, le plan national canicule précise les conditions de travail à mettre en œuvre dans ce contexte. L’objectif ? Réduire les risques liés aux températures extrêmes et améliorer le bien-être des salariés. 

Basé sur le Code du Travail, ce document liste les obligations que doivent respecter les employeurs à savoir : 

  • évaluer les dangers liés aux variations des températures ;
  • mettre gratuitement à disposition de l’eau potable et fraîche ;
  • installer une ventilation manuelle ou mécanique afin de renouveler l’air ;
  • aménager si besoin les horaires et la charge de travail des employés (le télétravail étant une alternative) ;
  • fournir des moyens de protection.

En cas de non-respect, les salariés peuvent saisir les services d’inspection du travail, le comité social et économique (CSE) ou le délégué du personnel.

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