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Organiser la démarche environnementale de son entreprise
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Organiser la démarche environnementale de son entreprise

ESG / RSEInitiatives RSE
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Beaucoup d'entreprises songent à "entamer une démarche environnementale" en vue de répondre aux nouvelles attentes de leur cible. Clarification.
ESG / RSE
2026-02-02T00:00:00.000Z
fr-fr

L’entreprise est souvent perçue comme un acteur à vocation exclusivement économique et comme une personne privée. Or son activité est indissociable de finalités qui dépassent les intérêts privés (source : Cairn, 2025). 

Comment définir la finalité environnementale d'une entreprise ?

Pour commencer : quelles sont les 3 finalités d'une entreprise ?

La notion de finalité d'entreprise n'a pas toujours existé sous sa forme actuelle. Historiquement, dans une économie de marché, l'entreprise était conçue comme un outil de création de richesse personnelle pour son propriétaire. La première finalité est donc financière.

Le XXᵉ siècle a progressivement complexifié cette perspective. Avec la montée des grandes corporations, l’émergence de la classe salariée, puis la prise de conscience des enjeux environnementaux et sociaux, une question jusqu’alors marginale s’est alors imposée : une entreprise doit-elle se définir uniquement par la maximisation des profits de ses actionnaires, ou porte-t-elle des responsabilités plus larges ? D’autres finalités sont donc venues compléter le concept, telles que la finalité environnementale et la finalité sociale.

Dans les années 1950, le concept de « responsabilité sociale de l’entreprise » (RSE) émerge. Il suggère que l’entreprise n’existe pas en vase clos, mais qu’elle doit répondre à des attentes sociétales (source : Pacte mondial de l’ONU). Une finalité nouvelle apparaît alors : la finalité sociétale.

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De nos jours, la finalité d'une entreprise est définie comme sa raison d’être, un terme qui marque une rupture épistémologique significative. Ce n'est pas seulement une question de « ce qu'elle doit accomplir », mais aussi de « pourquoi elle est en existence ». C'est une interrogation existentielle, d'un point de vue philosophique.

Finalité environnementale d'une entreprise, définition

Dans les publications académiques, la finalité environnementale est fréquemment abordée en se référant à la Théorie des Parties Prenantes d'Edward Freeman (source : HAL-SHS). Elle suggère que l'environnement ne constitue plus une restriction extérieure, mais un « partenaire silencieux » que l'entreprise doit considérer dans sa planification stratégique pour assurer sa pérennité.

En bref, selon la théorie des parties prenantes, la finalité environnementale d’une entreprise consiste à prendre en compte l’environnement comme un acteur à part entière dans ses décisions. En d'autres termes, l’entreprise qui poursuit une ou plusieurs finalités environnementales cherche avant tout à intégrer ses impacts écologiques dans sa stratégie et ses prises de décision.

Parmi les concepts contemporains qui éclairent cette approche, on peut citer :

L'entreprise « Régénérative »
À l'opposé de l'entreprise « Durable » (qui aspire à la stabilité), l'entreprise régénérative a pour objectif de restituer à la nature davantage que ce qu'elle ne lui prélève.
La double matérialité
Ce principe universitaire récent stipule que l'entreprise est non seulement exposée aux risques climatiques, mais doit également rendre compte de son influence sur l'environnement.

Démarche environnementale et finalité : est-ce la même chose ? 

Une entreprise peut avoir une démarche structurée sans finalité claire, ou une finalité ambitieuse sans démarche efficace, mais l’alignement des deux est essentiel pour un impact réel.


Il n’existe pas de définition précise permettant de dire ce en quoi consiste exactement une démarche environnementale. Toutefois, une entreprise qui adopte une « démarche environnementale » est une organisation qui décide d’apprendre à considérer une nouvelle dimension de son activité économique. 

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Attention à ne pas confondre ! La finalité environnementale correspond à la raison d’être qu’une entreprise peut se fixer pour réduire son impact sur l’environnement et contribuer au développement durable. La démarche environnementale, elle, désigne l’ensemble des actions, processus et pratiques mis en œuvre pour atteindre cette finalité. Autrement dit, la finalité répond à la question « pourquoi ? », tandis que la démarche répond à « comment ? ».

Comment mettre en place la finalité environnementale d’une entreprise ?

La mise en place d'une finalité environnementale peut suivre un processus rigoureux en seulement quatre étapes clés : 1.Diagnostic, redéfinition de la mission, transformation opérationnelle des pratiques de l’entreprise et enfin suivi dans le temps.

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Greenly, au service de votre finalité environnementale ! Greenly accompagne les entreprises dans la structuration de leur finalité environnementale en faisant de la mesure de l’empreinte carbone un véritable outil stratégique. Spécialisée dans le calcul et la réduction des émissions, la plateforme automatise la comptabilité carbone des organisations (scopes 1, 2 et 3), offrant une cartographie exhaustive et fiable de leurs impacts opérationnels. Cette lecture fine des données permet de transformer les enjeux climatiques en feuilles de route concrètes, dans lesquelles les actions sont hiérarchisées selon leur ratio coût-bénéfice carbone. En assurant un suivi continu des progrès et en facilitant la préparation aux principaux référentiels et évaluations (CSRD, Ecovadis, SBTi), Greenly renforce la crédibilité de la démarche environnementale d'une entreprise. 

Étape Détails
1. Diagnostic
Évaluer les impacts de l’entreprise via une analyse de double matérialité : mesurer à la fois l’impact de l’activité sur l’environnement (ressources naturelles, émissions, déchets, impacts sociaux) et l’influence de l’environnement sur l’entreprise (risques climatiques, réglementation, attentes des parties prenantes). Cela permet de hiérarchiser les enjeux critiques et de poser une base factuelle pour la stratégie.
2. Redéfinition de la mission
Inscrire l’engagement environnemental dans la raison d’être ou les statuts de l’entreprise (ex. société à mission ) afin que la gouvernance, les prises de décision et la culture organisationnelle soient le reflet de l’intérêt collectif et de l’aspiration écologique. Cet aspect assure que la finalité n’est pas simplement un slogan, mais une structure formelle et obligatoire.
3. Transformation opérationnelle
Déployer des actions concrètes à tous les niveaux : éco-conception des produits, comptabilité des émissions , politique d’économie circulaire, gestion durable des fournisseurs, etc. Il s’agit de traduire la finalité en pratiques mesurables, pour que l’impact environnemental soit réellement réduit.
4. Pilotage
Mettre en place des indicateurs extra-financiers (ESG, émissions de CO₂e, consommation d’eau, biodiversité, etc.), suivre les résultats régulièrement et ajuster la stratégie en fonction des données scientifiques et des retours des parties prenantes. Le pilotage transforme la finalité en amélioration continue et en preuve de crédibilité.

Quels sont les autres types de finalités d’une entreprise  ?

 On distingue classiquement trois finalités, auxquelles s’ajoute aujourd’hui la finalité sociétale.

La finalité sociétale 

La finalité sociétale désigne la contribution volontaire d'une entreprise au bien commun et à la résolution de défis sociaux (inégalités, santé, éducation), au-delà de ses obligations légales et de son profit immédiat.

Elle se distingue de la finalité sociale (interne aux salariés) par sa dimension externe et systémique, cherchant à obtenir une reconnaissance extérieure et à assurer la pérennité de l’écosystème dans lequel elle fonctionne. Cette approche s’inscrit aujourd’hui dans le cadre de la « Création de Valeur Partagée » (Creating Shared Value, Porter & Kramer, 2011), selon laquelle la performance économique de l’entreprise dépend étroitement de sa capacité à générer un impact social et environnemental positif.

Une finalité sociétale nécessite une transformation substantielle des pratiques, pas seulement une communication. Elle peut, par exemple, avoir les ambitions suivantes :

Voici huit exemples concrets de finalités sociétales qu'une entreprise peut adopter, classés par domaine d'impact :

Ancrage territorial
Soutien à l'employabilité locale (s'implanter dans une zone rurale).
Inclusion financière
Accessibilité financière (offre de « micro-assurance » pour les auto-entrepreneurs).
Inclusion numérique
Lutte contre la fracture numérique (ateliers de formation aux outils digitaux pour les seniors).
Commerce équitable
Éthique et commerce équitable (garantir un prix d'achat supérieur au cours du marché).
Insertion professionnelle
Insertion par l'activité économique (programmes d'insertion pour les jeunes en échec scolaire).
Prévention santé
Santé publique (une entreprise qui retire volontairement le sucre raffiné de ses produits).
Égalité des chances
Égalité des chances (financer des bourses d'excellence et un système de tutorat pour les étudiants issus de zones d'éducation prioritaire).
Engagement solidaire
Mécénat de compétences (permettre aux salariés de consacrer 2 jours par mois de leur temps de travail à des missions auprès d’ONG.).
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Qu’est-ce que la finalité sociale d’une entreprise ?

Finalité sociétale : définition, enjeux et rôle clé des entreprises

Peas'Up, 2025

 La finalité sociale concerne la responsabilité de l'entreprise envers ses salariés et ses partenaires internes.

La finalité sociale se concentre donc sur l'épanouissement et le bien-être des collaborateurs au sein de l'organisation. Elle vise à instaurer un climat social positif par une rémunération équitable, l'amélioration des conditions de travail et le développement des compétences. Contrairement à la finalité sociétale (externe), elle place l'humain au cœur de la performance interne, renforçant ainsi l'engagement et la cohésion d'équipe.

Voici huit exemples concrets de finalités sociales qu'une entreprise peut adopter, classés par domaine d'impact :

Parentalité universelle
La parentalité universelle (garantir un congé second paternité, pour briser le plafond de verre et équilibrer les charges familiales).
Actionnariat salarié
Intégrer les collaborateurs au capital pour que la réussite financière de l'entreprise (augmentation indirect de leur patrimoine).
Droit à la déconnexion
Mettre en place des serveurs qui bloquent l'envoi d'e-mails professionnels entre 20h et 7h ainsi que les week-ends).
Académie de formation
Créer un centre de formation interne qui délivre de véritables diplômes d'État aux employés.
Budget "bien-être"
Allouer une somme annuelle fixe à chaque salarié (ex: 500 €) pour des services de santé non remboursés : psychologue, ostéopathie, etc.).
Aménagement “neurodiversité"
Concevoir des espaces de travail spécifiquement adaptés aux profils autistes, TDAH, etc.
Mentorat inversé
Binômes où les jeunes recrues forment les cadres dirigeants aux nouveaux enjeux, en échange d'un coaching de carrière.
Congé "engagement solidaire
Offrir 3 à 5 jours par an, sur le temps de travail, pour que chaque employé puisse soutenir une association de son choix.

Et la finalité financière, alors ?

Certainement, l'ensemble des entreprises vise la finalité financière, surtout la rentabilité. Elle est importante dans la mesure où c'est cette finalité qui permet à l’entreprise de pérenniser son activité. 

Les finalités financières de l'entreprise sont multiples (source : Misterprepa) : 

  • atteindre l'indépendance financière ; 
  • rétribuer ses financeurs ; 
  • verser des dividendes à ses actionnaires.

Toutefois, l'importance des finalités financières varie d'une entreprise à une autre. En effet, pour pouvoir distribuer des dividendes, une société qui a de nombreux actionnaires doit générer du profit. À l’inverse, la priorité principale d'une entreprise publique est de fournir des services publics avant de générer du profit.

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Poursuivre seulement une finalité financière : quels risques ? Dans un contexte de crise climatique et de polarisation sociale, la finalité financière seule est devenue socialement inacceptable et économiquement préjudiciable. Elle relève d’une logique court-termiste, qui ignore les externalités réelles, dégradation de l’environnement, inégalités sociales, épuisement des talents. Cette approche génère des risques systémiques : crises de légitimité, régulations coûteuses, fuite des collaborateurs — autant de conséquences que le profit immédiat ne compense pas. De nombreuses données empiriques montrent que les entreprises dotées d’une finalité plurielle surperforment financièrement celles centrées uniquement sur le profit.

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Comment organiser la démarche environnementale de son entreprise ?

Comme vu précédemment, la démarche environnementale désigne l’ensemble des actions, processus et pratiques mis en œuvre, pour atteindre la finalité choisie d’une entreprise — autrement dit, elle répond à la question « comment ? ».

De multiples moyens peuvent être mis en place par une entreprise pour structurer sa démarche environnementale, tels que : 

  1. Analyse de l’impact environnemental : réalisez une comptabilité carbone complète (scopes 1, 2 et 3) pour identifier vos principaux postes d’émissions, une analyse du Cycle de Vie (ACV), une analyse de double matérialité ou encore une analyse environnementale afin de prioriser vos efforts et de savoir où l’impact est maximal.
  2. Gouvernance : intégrez des objectifs KPI environnementaux dans la stratégie globale (Pourcentage d’énergie renouvelable, Émissions de GES, Consommation d’eau, fournisseurs respectant des critères environnementaux, etc.) – désignez des référents par département pour infuser la démarche, ou un « Shadow Board » composé de jeunes salariés pour challenger les décisions climatiques du comité exécutif.
  3. Plan d’action ciblé : Déployez des mesures telles que l'éco-conception des produits, le green-IT, la mise en place de circuits courts, d’un audit énergétique, une politique d’achats responsables, un forfait mobilité durable ou encore un système d'indexation de la rémunération variable...
  4. Culture : formez vos équipes (ateliers type Fresque du Climat ou 2tonnes) et intégrez des critères environnementaux dans les fiches de poste. Créez une « culture green » pour partager les bonnes pratiques, organisez des défis de réduction de déchets numériques entre sites et communiquez vos résultats de manière authentique pour fédérer vos parties prenantes via un rapport de transparence annuel.
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Comment Greenly organise la démarche environnementale de son entreprise ? Greenly incarne sa raison d’être par une symétrie exemplaire entre son expertise et ses pratiques internes. Pour commencer, en organisant sa stratégie autour d'un bilan GES annuel rigoureux. Cette approche méticuleuse s'associe à une perspective globale de la durabilité : minimiser les émissions liées aux déplacements grâce au travail à distance, contrôler les voyages en avion et, enfin, soutenir des initiatives engagées comme les « mardis vegans ». En désignant des référents contre le harcèlement et en garantissant à ses collaborateurs une couverture santé complète à 100 %, Greenly rappelle que le bien-être de ses collaborateurs est le socle indispensable d'une démarche environnementale pérenne. 

Comment Greenly vous aide à structurer votre démarche environnementale ?

Une démarche environnementale n'est plus une option, mais une équation complexe où la donnée doit rencontrer la stratégie. Greenly lève l'incertitude opérationnelle en structurant la démarche environnementale de votre entreprise autour de trois piliers fondamentaux :

  1. Expertise carbone : les approximations sont remplacées par une mesure scientifique exhaustive de vos émissions carbone (scopes 1, 2 et 3). 
  2. Stratégie de transition actionnable : Au-delà du simple constat, nos experts co-construisent avec vous une feuille de route réaliste, alignée sur les standards internationaux (SBTi) – pour transformer vos ambitions en trajectoires de réduction tangibles et financées.
  3. Culture « Green » : Nous pérennisons votre démarche en engageant l'ensemble de vos parties prenantes (clients, employés, fournisseurs, etc.), assurant une cohérence absolue entre vos engagements climatiques et votre réalité opérationnelle.
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Ne subissez plus la transition, pilotez-la. Contactez nos experts pour ancrer votre entreprise dans l'élaboration d'un plan de transition réaliste, pérenne et cohérent !

Foire aux questions (FAQ) liés à la démarche environnementale

  • Pourquoi mettre en place une démarche environnementale ?

    Une démarche environnementale diminue les effets environnementaux nuisibles (pollution, émissions de CO₂e, résidus...) tout en générant des économies d'énergie et de ressources. Elle améliore également l'image de marque et la satisfaction des clients de plus en plus sensibles à l'écologie. C'est un investissement qui protège à la fois l'environnement et la viabilité long terme de l'entreprise.

  • Certification écologique pour valider une démarche environnementale : bonne idée ?

    Oui, c’est une excellente idée, mais avec certaines nuances. Une certification ou un label écologique apporte une crédibilité externe et rassure les clients, tout en structurant votre démarche RSE et en limitant le risque de greenwashing. Cependant, elle ne suffit pas à garantir une transformation profonde si elle est appliquée de manière superficielle. Sa véritable valeur réside dans l’authenticité de la démarche : reconnaissance nationale ou internationale, validation par un tiers, et suivi rigoureux des actions dans le temps. Pour en découvrir plus à ce sujet, n'hésitez pas à consulter notre guide consacré aux labels RSE !

Bibliographie 

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