
SBTi (Science-based Targets Initiative) : ce qu’il faut savoir
Qu'est-ce que la SBTi ? Pourquoi et comment devriez-vous l'appliquer en entreprise ? Greenly vous dit tous de la Science-based Targets Initiative.
ESG / RSE
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L’entreprise est souvent perçue comme un acteur à vocation exclusivement économique et comme une personne privée. Or son activité est indissociable de finalités qui dépassent les intérêts privés (source : Cairn, 2025).
La notion de finalité d'entreprise n'a pas toujours existé sous sa forme actuelle. Historiquement, dans une économie de marché, l'entreprise était conçue comme un outil de création de richesse personnelle pour son propriétaire. La première finalité est donc financière.
Le XXᵉ siècle a progressivement complexifié cette perspective. Avec la montée des grandes corporations, l’émergence de la classe salariée, puis la prise de conscience des enjeux environnementaux et sociaux, une question jusqu’alors marginale s’est alors imposée : une entreprise doit-elle se définir uniquement par la maximisation des profits de ses actionnaires, ou porte-t-elle des responsabilités plus larges ? D’autres finalités sont donc venues compléter le concept, telles que la finalité environnementale et la finalité sociale.
Dans les années 1950, le concept de « responsabilité sociale de l’entreprise » (RSE) émerge. Il suggère que l’entreprise n’existe pas en vase clos, mais qu’elle doit répondre à des attentes sociétales (source : Pacte mondial de l’ONU). Une finalité nouvelle apparaît alors : la finalité sociétale.
De nos jours, la finalité d'une entreprise est définie comme sa raison d’être, un terme qui marque une rupture épistémologique significative. Ce n'est pas seulement une question de « ce qu'elle doit accomplir », mais aussi de « pourquoi elle est en existence ». C'est une interrogation existentielle, d'un point de vue philosophique.
Dans les publications académiques, la finalité environnementale est fréquemment abordée en se référant à la Théorie des Parties Prenantes d'Edward Freeman (source : HAL-SHS). Elle suggère que l'environnement ne constitue plus une restriction extérieure, mais un « partenaire silencieux » que l'entreprise doit considérer dans sa planification stratégique pour assurer sa pérennité.
En bref, selon la théorie des parties prenantes, la finalité environnementale d’une entreprise consiste à prendre en compte l’environnement comme un acteur à part entière dans ses décisions. En d'autres termes, l’entreprise qui poursuit une ou plusieurs finalités environnementales cherche avant tout à intégrer ses impacts écologiques dans sa stratégie et ses prises de décision.
Parmi les concepts contemporains qui éclairent cette approche, on peut citer :
Une entreprise peut avoir une démarche structurée sans finalité claire, ou une finalité ambitieuse sans démarche efficace, mais l’alignement des deux est essentiel pour un impact réel.
Il n’existe pas de définition précise permettant de dire ce en quoi consiste exactement une démarche environnementale. Toutefois, une entreprise qui adopte une « démarche environnementale » est une organisation qui décide d’apprendre à considérer une nouvelle dimension de son activité économique.
Attention à ne pas confondre ! La finalité environnementale correspond à la raison d’être qu’une entreprise peut se fixer pour réduire son impact sur l’environnement et contribuer au développement durable. La démarche environnementale, elle, désigne l’ensemble des actions, processus et pratiques mis en œuvre pour atteindre cette finalité. Autrement dit, la finalité répond à la question « pourquoi ? », tandis que la démarche répond à « comment ? ».
La mise en place d'une finalité environnementale peut suivre un processus rigoureux en seulement quatre étapes clés : 1.Diagnostic, redéfinition de la mission, transformation opérationnelle des pratiques de l’entreprise et enfin suivi dans le temps.
Greenly, au service de votre finalité environnementale ! Greenly accompagne les entreprises dans la structuration de leur finalité environnementale en faisant de la mesure de l’empreinte carbone un véritable outil stratégique. Spécialisée dans le calcul et la réduction des émissions, la plateforme automatise la comptabilité carbone des organisations (scopes 1, 2 et 3), offrant une cartographie exhaustive et fiable de leurs impacts opérationnels. Cette lecture fine des données permet de transformer les enjeux climatiques en feuilles de route concrètes, dans lesquelles les actions sont hiérarchisées selon leur ratio coût-bénéfice carbone. En assurant un suivi continu des progrès et en facilitant la préparation aux principaux référentiels et évaluations (CSRD, Ecovadis, SBTi), Greenly renforce la crédibilité de la démarche environnementale d'une entreprise.
| Étape | Détails |
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1. Diagnostic
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Évaluer les impacts de l’entreprise via une analyse de double matérialité : mesurer à la fois l’impact de l’activité sur l’environnement (ressources naturelles, émissions, déchets, impacts sociaux) et l’influence de l’environnement sur l’entreprise (risques climatiques, réglementation, attentes des parties prenantes). Cela permet de hiérarchiser les enjeux critiques et de poser une base factuelle pour la stratégie. |
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2. Redéfinition de la mission
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Inscrire l’engagement environnemental dans la raison d’être ou les statuts de l’entreprise (ex. société à mission ) afin que la gouvernance, les prises de décision et la culture organisationnelle soient le reflet de l’intérêt collectif et de l’aspiration écologique. Cet aspect assure que la finalité n’est pas simplement un slogan, mais une structure formelle et obligatoire. |
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3. Transformation opérationnelle
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Déployer des actions concrètes à tous les niveaux : éco-conception des produits, comptabilité des émissions , politique d’économie circulaire, gestion durable des fournisseurs, etc. Il s’agit de traduire la finalité en pratiques mesurables, pour que l’impact environnemental soit réellement réduit. |
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4. Pilotage
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Mettre en place des indicateurs extra-financiers (ESG, émissions de CO₂e, consommation d’eau, biodiversité, etc.), suivre les résultats régulièrement et ajuster la stratégie en fonction des données scientifiques et des retours des parties prenantes. Le pilotage transforme la finalité en amélioration continue et en preuve de crédibilité. |
On distingue classiquement trois finalités, auxquelles s’ajoute aujourd’hui la finalité sociétale.
La finalité sociétale désigne la contribution volontaire d'une entreprise au bien commun et à la résolution de défis sociaux (inégalités, santé, éducation), au-delà de ses obligations légales et de son profit immédiat.
Elle se distingue de la finalité sociale (interne aux salariés) par sa dimension externe et systémique, cherchant à obtenir une reconnaissance extérieure et à assurer la pérennité de l’écosystème dans lequel elle fonctionne. Cette approche s’inscrit aujourd’hui dans le cadre de la « Création de Valeur Partagée » (Creating Shared Value, Porter & Kramer, 2011), selon laquelle la performance économique de l’entreprise dépend étroitement de sa capacité à générer un impact social et environnemental positif.
Une finalité sociétale nécessite une transformation substantielle des pratiques, pas seulement une communication. Elle peut, par exemple, avoir les ambitions suivantes :
Voici huit exemples concrets de finalités sociétales qu'une entreprise peut adopter, classés par domaine d'impact :
Finalité sociétale : définition, enjeux et rôle clé des entreprises
Peas'Up, 2025
La finalité sociale se concentre donc sur l'épanouissement et le bien-être des collaborateurs au sein de l'organisation. Elle vise à instaurer un climat social positif par une rémunération équitable, l'amélioration des conditions de travail et le développement des compétences. Contrairement à la finalité sociétale (externe), elle place l'humain au cœur de la performance interne, renforçant ainsi l'engagement et la cohésion d'équipe.
Voici huit exemples concrets de finalités sociales qu'une entreprise peut adopter, classés par domaine d'impact :
Certainement, l'ensemble des entreprises vise la finalité financière, surtout la rentabilité. Elle est importante dans la mesure où c'est cette finalité qui permet à l’entreprise de pérenniser son activité.
Les finalités financières de l'entreprise sont multiples (source : Misterprepa) :
Toutefois, l'importance des finalités financières varie d'une entreprise à une autre. En effet, pour pouvoir distribuer des dividendes, une société qui a de nombreux actionnaires doit générer du profit. À l’inverse, la priorité principale d'une entreprise publique est de fournir des services publics avant de générer du profit.
Poursuivre seulement une finalité financière : quels risques ? Dans un contexte de crise climatique et de polarisation sociale, la finalité financière seule est devenue socialement inacceptable et économiquement préjudiciable. Elle relève d’une logique court-termiste, qui ignore les externalités réelles, dégradation de l’environnement, inégalités sociales, épuisement des talents. Cette approche génère des risques systémiques : crises de légitimité, régulations coûteuses, fuite des collaborateurs — autant de conséquences que le profit immédiat ne compense pas. De nombreuses données empiriques montrent que les entreprises dotées d’une finalité plurielle surperforment financièrement celles centrées uniquement sur le profit.
Comme vu précédemment, la démarche environnementale désigne l’ensemble des actions, processus et pratiques mis en œuvre, pour atteindre la finalité choisie d’une entreprise — autrement dit, elle répond à la question « comment ? ».
De multiples moyens peuvent être mis en place par une entreprise pour structurer sa démarche environnementale, tels que :
Comment Greenly organise la démarche environnementale de son entreprise ? Greenly incarne sa raison d’être par une symétrie exemplaire entre son expertise et ses pratiques internes. Pour commencer, en organisant sa stratégie autour d'un bilan GES annuel rigoureux. Cette approche méticuleuse s'associe à une perspective globale de la durabilité : minimiser les émissions liées aux déplacements grâce au travail à distance, contrôler les voyages en avion et, enfin, soutenir des initiatives engagées comme les « mardis vegans ». En désignant des référents contre le harcèlement et en garantissant à ses collaborateurs une couverture santé complète à 100 %, Greenly rappelle que le bien-être de ses collaborateurs est le socle indispensable d'une démarche environnementale pérenne.
Une démarche environnementale n'est plus une option, mais une équation complexe où la donnée doit rencontrer la stratégie. Greenly lève l'incertitude opérationnelle en structurant la démarche environnementale de votre entreprise autour de trois piliers fondamentaux :
Ne subissez plus la transition, pilotez-la. Contactez nos experts pour ancrer votre entreprise dans l'élaboration d'un plan de transition réaliste, pérenne et cohérent !
Une démarche environnementale diminue les effets environnementaux nuisibles (pollution, émissions de CO₂e, résidus...) tout en générant des économies d'énergie et de ressources. Elle améliore également l'image de marque et la satisfaction des clients de plus en plus sensibles à l'écologie. C'est un investissement qui protège à la fois l'environnement et la viabilité long terme de l'entreprise.
Oui, c’est une excellente idée, mais avec certaines nuances. Une certification ou un label écologique apporte une crédibilité externe et rassure les clients, tout en structurant votre démarche RSE et en limitant le risque de greenwashing. Cependant, elle ne suffit pas à garantir une transformation profonde si elle est appliquée de manière superficielle. Sa véritable valeur réside dans l’authenticité de la démarche : reconnaissance nationale ou internationale, validation par un tiers, et suivi rigoureux des actions dans le temps. Pour en découvrir plus à ce sujet, n'hésitez pas à consulter notre guide consacré aux labels RSE !