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Qu’est-ce que le groupe Extinction Rebellion (XR) ?
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Blog...Qu’est-ce que le groupe Extinction Rebellion (XR) ?

Qu’est-ce que le groupe Extinction Rebellion (XR) ?

Green Actu’
Politique
manifestation Extinction Rebellion
Extinction Rebellion mène des actions radicales pour inciter le gouvernement à lutter contre le réchauffement climatique. Les résultats sont-ils à la hauteur des espérances ?
Green Actu’
2023-06-02T00:00:00.000Z
fr-fr
manifestation Extinction Rebellion

Le jeudi 1er juin 2023, le groupe Extinction Rebellion a encore sévi en France. Des militants ont accroché une banderole sur la médiathèque de Toulouse dénonçant le manque d’actions environnementales mises en place par le gouvernement français. 

Le mouvement écologiste n’en est pas à son coup d’essai. Des actions particulièrement spectaculaires et remarquées sont menées dans le monde entier, mais ont-elles un réel impact ?

Greenly s’est penché sur l’origine de ce mouvement, les revendications des activistes et l’impact de leurs actions sur les politiques environnementales.

Qu’est-ce que le mouvement Extinction Rebellion (XR) ?

Extinction Rebellion, présentation et origine du mouvement

Extinction Rebellion est un mouvement écologiste fondé fin octobre 2018 au Royaume-Uni. Il englobe le collectif anglais RisingUp ! qui défendait alors :

Un changement fondamental du système politique et économique afin de maximiser le bien-être et de minimiser la souffrance.

Le groupe Extinction Rebellion est une réponse au manque d’action de la part des gouvernements alors que l’urgence environnementale est de mise. Compte tenu du faible impact engendré par les diverses marches pour le climat, les adhérents n’hésitent pas à mener des actions de désobéissance civile non violentes afin de lutter contre l'effondrement écologique et le dérèglement climatique. 

👉 Le mouvement s’est rapidement internationalisé et a fait son apparition en France. Plusieurs centaines de militants d’Extinction Rebellion - abrégé XR en France - se sont publiquement déclarés en rébellion le 24 mars 2019 sur la place de la Bourse à Paris.

Une réponse à l’urgence climatique

La création du mouvement Extinction Rebellion repose ainsi sur deux problèmes majeurs provoqués par les activités humaines : 

  • le dérèglement climatique dont les effets s’intensifient et se multiplient (fonte des glaciers, hausse des températures, pénurie des ressources naturelles, etc.) ;
  • l’effondrement de la biodiversité. Extinction Rebellion soutient la théorie de la « sixième extinction » (l’anthropocène). Causée par les activités humaines, elle désigne la disparition massive des espèces à un rythme cent fois plus rapide qu’auparavant. Une théorie cependant perçue comme trop « catastrophique ». 

👉 La perte de la biodiversité demeure pourtant une réalité. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 28 % de la vie sur Terre est menacée d’extinction. Les chercheurs de la Queen’s University Belfast estiment que près de la moitié des espèces "non menacées” sont en déclin.

Le logo du mouvement illustre d’ailleurs cette mission. 
Placé au milieu de la Terre, un sablier indique que le temps est compté pour de nombreuses espèces. En outre, les couleurs vertes et noires symbolisent le combat écologique et la gravité de la situation (le noir renvoie également au deuil).

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youtube screenshot

Les revendications du mouvement

Le groupe Extinction Rebellion a quatre principales revendications :

  • la reconnaissance de la gravité et de l’urgence des crises écologiques actuelles via une communication honnête sur le sujet ;
  • la réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone en 2025 - et non pas 2050 comme fixé par l’Union européenne. Cela passe par la réduction de la consommation et la descente énergétique planifiée ;
  • l’arrêt immédiat de la destruction des écosystèmes océaniques et terrestres en vue de stopper l’extinction massive du monde vivant ;
  • la création d’une assemblée citoyenne permettant de définir les mesures à mettre en œuvre pour atteindre les exigences précédentes et garantir une transition juste et équitable.

Le profil et les engagements des militants

Le mouvement refuse la nomination d’un porte-parole attitré et insiste sur le fait que tout un chacun est en mesure de se revendiquer membre du groupe. Cependant, toute personne souhaitant rejoindre le mouvement doit adhérer aux revendications partagées précédemment et aux principes suivants : 

  • partager une vision du changement en créant un monde adapté aux générations à venir ;
  • ajuster la mission du mouvement à la mesure de ce qui est nécessaire - l’objectif étant de mobiliser 3,5 % de la population, c’est-à-dire le seuil nécessaire pour déclencher un changement de système selon la politologue américaine Erica Chenoweth ;
  • créer une culture saine, résiliente et adaptable ;
  • se remettre soi-même en question ;
  • suivre des cycles d’action, de réflexion et d’apprentissage avant de planifier de nouvelles actions ;
  • créer des espaces sécurisants et inclusifs afin d’accueillir le plus grand nombre de militants ;
  • prôner une participation équitable en démantelant les hiérarchies ;
  • ne pas tenir de discours moralisateurs ni culpabilisants ;
  • ne pas faire usage de la violence ;
  • respecter les principes d’autonomie et de décentralisation.

Avant d’aller sur le terrain, les militants sont dans l’obligation de suivre une formation de désobéissance civile, maîtriser les outils utilisés et les méthodes (controversées) permettant d’organiser des actions spontanées et locales.

👉 En France, Extinction Rebellion compte plus de 10 000 militants de tous les âges.

Logo Extinction Rebellion

Quelles sont les actions menées par Extinction Rebellion ?

La désobéissance civile et la non-violence

Persuadés que les gouvernements et les entreprises n’ont que faire des questions environnementales, les militants - surnommés les « rebelles » imaginent et mènent des actions illégales, non-violentes et radicales - des happenings - pouvant mener à une garde à vue.

Il peut s’agir d’actions bloquantes ou symboliques (interrompre le trafic automobile, taguer des devantures d’entreprises polluantes ou faire des sit-in), des actions d’affichages et d’anti-pub ou encore des actions d’extinction des enseignes lumineuses.

L’objectif étant de marquer les esprits et de médiatiser l’urgence climatique de sorte à obtenir une action concrète de la part des gouvernements. Un article du Monde en date de 2019 partage la réponse d’une militante [Léa] justifiant le mode opératoire du groupe : 

On désobéit parce que l’on n’a plus le choix. Un effondrement de nos écosystèmes est en cours, les scientifiques alertent depuis quarante ans sur la crise climatique, et le gouvernement ne réagit pas.

Les acteurs visés par le mouvement

Les activistes visent principalement les grands groupes financiers, les entreprises et les acteurs institutionnels polluants (le ministère de la Transition écologique et solidaire fait partie des « victimes »). Les lieux symboliques et stratégiques sont également visés lors des actions de blocage (ponts, routes, aéroports, etc.).

À titre d’illustration, le 3 mai dernier, des activistes ont bloqué l’agence bancaire de la BNP située place Victor Hugo à Grenoble pour dénoncer le financement de la banque aux énergies fossiles.

Les actions coup de poing en faveur de l’environnement sont-elles réellement efficaces ?

Une influence mitigée

L’internationalisation du mouvement démontre la volonté des citoyens de s’impliquer dans une cause commune et de faire avancer les choses. Cependant, les actions d’Extinction Rebellion demeurent controversées dans l’Hexagone, provoquant même l’exaspération d’une partie de la population.

Alors que l’objectif du mouvement consiste à choquer l’opinion publique via des actions de blocage ou d’atteinte aux œuvres d’art, certaines personnes ne comprennent pas le rapport entre certaines actions et la cause écologique. L’absence de soutien des citoyens pourrait ainsi desservir la cause.

👉 D’autant que des anciens membres du mouvement ont créé des groupes plus radicaux, à l’image de Just Stop Oil dont les actions de lutte contre les énergies fossiles ont été fortement remarquées - le lancé de soupe à la tomate sur un tableau de Vincent van Gogh.

Le gouvernement peu réceptif

Au-delà de ne pas avoir le soutien total du public, l’influence politique d’Extinction Rebellion ne semble pas à la hauteur des espérances. Bien que le gouvernement français adopte des mesures environnementales, il paraît peu probable que le mouvement Extinction Rebellion ne soit à l’origine de ces décisions. 

Au contraire, ces actions semblent exaspérer le gouvernement qui doit réparer les dégâts provoqués, mais également mobiliser un grand nombre de policiers pour couvrir ces mobilisations et éviter tout accident. 

Les mesures environnementales prises par l’État s’appuient principalement sur les événements climatiques subis par les citoyens (le Plan eau afin d’éviter une pénurie d’eau cet été ou encore les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat).

Paysage forêt

Comment agir pour l’environnement sans rejoindre Extinction Rebellion ?

Les actions menées par Extinction Rebellion ne sont pas au goût de tous et une grande partie de la population n’est pas prête à être placée en garde à vue pour sauver la planète. Fort heureusement, il existe plusieurs mesures à adopter pour protéger l’environnement à son échelle.

Changer son mode de consommation

Le meilleur moyen de lutter contre le réchauffement climatique implique de réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Pour ce faire, citoyens, comme entreprises peuvent agir de plusieurs manières sur leur mode de consommation : 

  • utiliser les transports en commun, la marche, le vélo ou la voiture électrique ;
  • se tourner vers les énergies renouvelables (l’utilisation des énergies fossiles étant principalement à l’origine du réchauffement climatique) ;
  • diminuer la consommation de viande ;
  • acheter des produits réutilisables et écologiques ;
  • voyager écoresponsable (notamment en réduisant l’usage de l’avion) ;
  • éviter le gaspillage alimentaire ;
  • réparer ses appareils électroniques et les acheter d’occasion pour éviter l’extraction de ressources naturelles.

Sensibiliser son entourage

La lutte contre le réchauffement climatique nécessite une implication collective. Afin que les actions aient plus de poids, il convient de sensibiliser son entourage, ses collaborateurs et ses clients aux effets, aux opportunités et aux risques induits par le changement climatique. Cela passe par l’éducation aux écogestes ou la participation à des ateliers (la Fresque du Climat, par exemple).

👉 À terme, il s’agit de respecter l’objectif européen de neutralité carbone en 2050, impossible à respecter si nous n’agissons pas ensemble.

Soutenir des associations environnementales

Il n’est pas obligatoire d’aller sur le terrain pour lutter contre le réchauffement climatique. Au-delà d’adapter nos trains de vie à la situation actuelle, nous pouvons soutenir des associations environnementales (telles que Greenpeace ou WWF) en faisant des dons.

Agir sur ses émissions carbone

Les entreprises sont à l’origine d’une quantité non négligeable d’émissions de CO2. Les diminuer implique de cibler les postes les plus émissifs grâce à la réalisation d’un bilan carbone de leur activité. Il s’agit de la première étape dans l’élaboration et la mise en place d’une stratégie de réduction des émissions de GES.

D’autant que les structures suivantes sont dans l’obligation légale de se soumettre au BEGES : 

  • les entreprises de plus de 500 salariés ;
  • les entreprises de plus de 250 salariés localisées dans les départements d'outre-mer ;
  • les personnes morales de droit public de plus de 250 personnes ;
  • l'ensemble des collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants.

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