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Seconde main : 5 raisons de privilégier les achats d'occasion

D’un point de vue écologique et économique, le marché de la seconde main a tout pour plaire. 5 raisons pour succomber aux produits d’occasion.
Entreprise
2023-08-09T00:00:00.000Z
fr-fr
des jeans

En plein essor, le marché de la seconde main séduit par son fonctionnement écologique et économique. Pour preuve : le marché de l’occasion pèse 7 milliards d’euros en France et 86 milliards d’euros en Europe. D'ailleurs, on estime que les ventes de vêtements d’occasion devraient dépasser celles de la fast fashion d’ici 2027.

👉 À titre illustratif, 2,8 millions de téléphones reconditionnés ont été vendus en 2021.

En cause ? Une prise de conscience généralisée quant au coût de l'industrie vestimentaire, ainsi qu'à ses enjeux sur le plan environnemental. Au-delà de réaliser des économies, les consommateurs souhaitent changer leurs habitudes de consommation et inscrire les leurs dans une démarche éco-responsable.

Qu'est-ce que le marché de l’occasion ? Quels types de produits peut-on y trouver ? Pourquoi privilégier les produits d’occasion ?

On vous dit tout dans cet article !

Qu’est-ce que le marché de la seconde main ?

Quels produits peuvent être de seconde main ?

Le marché de la seconde main englobe toutes sortes de biens allant de l’électronique, aux livres en passant par l’automobile et la mode. Leur particularité ? Ces produits ont déjà été utilisés par des personnes tierces, qui les revendent en vue de leur donner une seconde vie.

Bien que la seconde main constitue une nécessité pour certaines personnes sur le plan financier, ce marché attire de plus en plus de consommateurs indépendamment de leur classe sociale, de leur âge, de leur métier ou de quelconque critère socio-démographique.

Quelques chiffres : 

  • 7 personnes sur 10 achètent des vêtements de seconde main ;
  • 1 personne sur 5 a déjà revendu son smartphone ;
  • 48,8 % des acheteurs achètent des vêtements d’occasion pour limiter l’impact de leur garde-robe sur l’environnement ;
  • 64 % des Français ont acheté un produit d’occasion au cours des 12 derniers mois.

👉 Le marché de la seconde main s’inscrit parfaitement dans une perspective de transition écologique et solidaire.

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Occasion vs reconditionné : quelles différences ?

Un bien d’occasion est un produit qui a été utilisé avant d’être revendu.

Un objet reconditionné, lui aussi, est un bien d’occasion. À ceci près qu'il a subi une remise à zéro et/ou un contrôle technique - voire des réparations. Il s’agit d’un produit remis à neuf.

⚠️ Dans l’imaginaire collectif, le terme "occasion" renvoie souvent à l’image d’un produit dans un état déplorable ou très ancien. Or, dans les faits, il s’agit bien souvent d’objets quasi neufs vendus à des prix attractifs.

En outre, que l’article soit d’occasion ou reconditionné, l’acheteur bénéficie d’une garantie légale de conformité d’une durée de deux ans. Cette dernière couvre les pannes, les dysfonctionnements et le caractère limité des performances pouvant mener à la réparation, au remplacement, voire au remboursement du produit défectueux.

Où effectuer des achats de seconde main ?

Les plateformes web de revente en ligne (Le Bon Coin ou Vinted notamment) ont permis l’expansion très rapide du marché de la seconde main. La facilité des échanges et la quantité astronomique de produits disponibles font le succès de ce mode de vente entre particuliers.

À titre d’illustration, en 2021, un achat sur trois de prêt-à-porter d’occasion a été effectué en ligne. [Observatoire Natixis Payments]

Cependant, de multiples boutiques de seconde main apparaissent également au cœur de nos centres-villes. Entre les friperies, les vide-dressings, les magasins d’occasion, les vide-greniers, les brocantes, les associations et les entreprises d’insertion (Emmaüs, ressourcerie, etc.), les possibilités sont vastes. 

👉 Vous ne souhaitez pas vous séparer d’un objet bien que vous l'utilisiez peu ? Sachez qu’à défaut de le revendre, vous avez la possibilité de le louer à d’autres personnes !

5 raisons de se tourner vers la seconde main

Tendre vers une économie circulaire

Il est temps de délaisser l’économie linéaire (produire, acheter, consommer, jeter) sur laquelle repose notre société pour tendre vers l'économie circulaire.

Indispensable pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, cette économie vertueuse a pour ambition de protéger l’environnement tout en soutenant des modes de production responsables, ainsi que l’économie locale.

L’idée ? Faire mieux avec moins. Concrètement, il s’agit d’allonger la durée de vie de nos produits via la réparation, un meilleur entretien et le recyclage en dernier recours. 

Au-delà de faire des économies, opter pour de la seconde main constitue un geste écologique. Cela permet notamment d’éviter la fabrication d’un nouveau produit, synonyme d'extraction de matières premières, de transformation, de fabrication, de transport, bref ! D'émissions additionnelles de gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement climatique.

👉 À titre d’illustration, la fabrication d’un smartphone représente à elle seule les trois quarts de son impact carbone. De même, un jean fait 1,5 fois le tour de la planète, du champ de coton à son point de vente. Pire : sa production nécessite 4 % d’eau potable. Un comble quand on sait que le jean de vos rêves est sûrement disponible d’occasion… Sachez que le secteur du textile est à l’origine de 1,2 milliard de tonnes de GES chaque année - soit 2 % des émissions globales de GES - ce qui la positionne en tant que deuxième industrie la plus polluante au monde. 

Petite précision, toutefois : bien que le processus de fabrication soit très polluant, certains produits - comme le frigo, le four et la voiture - polluent davantage durant la phase d’usage.

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Réduire les déchets

Le gouvernement français estime que nous détruisons 5 fois plus que nous donnons. Or, opter pour le seconde main permet de réduire le gaspillage de nos ressources et d’éviter la production de déchets supplémentaires.

👉 Selon l’ADEME en 2011, le réemploi et la réutilisation ont permis d’éviter 825 000 tonnes de déchets.

Hélas, en France, 62 % des vêtements sont encore mis à la décharge ou incinérés. En cause ? La fast fashion dont les collections changent plusieurs fois par an, allant jusqu’à proposer 100 milliards de vêtements chaque année. Les équipements électriques ou électroniques ne sont pas en reste toutefois, puisqu'entre 20 et 22 kg de ces derniers sont jetés chaque année et par personne.

Faire de bonnes affaires

Selon une enquête d’opinion, 81 % des sondés estiment que les achats d’occasion permettent de réaliser entre 25 et 50 % d’économies. À titre d’exemple, un téléphone reconditionné coûte jusqu’à 75 % moins cher qu’un appareil neuf.

⚠️ Attention néanmoins à limiter vos achats ! Tenté par les prix bas, le consommateur peut acheter plus que de raison et donc créer un effet rebond.

Contribuer à l'effort collectif national

Dans l’optique de lutter contre le réchauffement climatique, le gouvernement français a adopté la loi AGEC relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.

Comme son nom l’indique, cette législation incite les entreprises et les consommateurs à lutter contre le gaspillage en :

  • achetant de seconde main ;
  • réutilisant des matériaux ;
  • recyclant ;
  • éco-concevant leurs produits ;
  • réduisant l’utilisation de ressources naturelles. 

👉 D’ici 2030, la loi a pour objectif de réduire de 15 % les déchets ménagers par habitant et d’abandonner le plastique unique d’ici 2040.

Le marché de la seconde main : un système vertueux dont il ne faut pas abuser

Bien que le marché de la seconde main constitue un système vertueux à de multiples égards, il est aussi important de souligner ses limites.

De fait, l'existence du marché de la seconde main pourrait indirectement encourager entreprises et consommateurs à ne pas abaisser leur niveau de production ou de consommation. Or, la fin de l'ère de la surconsommation est un pré-requis indispensable à la transition de l'ensemble de nos industries vers un modèle durable.

En bref, le marché de la seconde de main ne doit pas constituer une excuse pour maintenir des taux de production pharaoniques - à l'image de ce que l'on observe dans le domaine de la fast-fashion, par exemple.

⚠️ Rappelons par ailleurs que la qualité des produits développés par ces marques est déplorable. Cette dernière incarne une menace réelle pour l'environnement comme pour notre propre santé.

Enfin, sachez que le marché de la seconde main n'est pas forcément local : certains produits sont revendus bien au-delà de nos frontières. Et s'il peut contribuer à venir en aide à des populations plus défavorisées, ce système peut parfois devenir des plus cyniques, puisqu'il consiste à "refourguer" à des populations en détresse des articles de très mauvaise qualité et/ou en très mauvais état.

Conclusion ? Ne commettons pas l'erreur de donner aux entreprises adeptes de la surproduction une raison de continuer à produire des articles dangereux pour tous.

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Comment faire des achats éco-responsables ?

Se fier à l’indice de réparabilité

Dans le cas où le consommateur achète un produit neuf, il peut se fier à l’indice de réparabilité. Cet indice prend la forme d’une note sur dix indiquant si le produit est plus ou moins facile à réparer. Il vise à permettre au consommateur de savoir s'il pourra facilement allonger la durée de vie du produit.

Directement apposé sur l’emballage, l’indice de réparabilité se base sur :

  • la mention de conseils d’utilisation et d’entretien ;
  • la disponibilité de la documentation technique ;
  • la démontabilité du produit ;
  • la disponibilité et le prix des pièces détachées.

👉 Bon à savoir : en 2024, l’indice de réparabilité deviendra l’indice de durabilité, avec l’apparition de nouveaux critères plus stricts.

Étudier l’affichage environnemental du produit ou du service

Lancé en 2009 et encore au stade de l’expérimentation, l’affichage environnemental est une étiquette apposée sur les produits ou services, afin de préciser les différents impacts environnementaux de ces derniers.

L’objectif est double :

  • aider les consommateurs à comparer plusieurs produits en un coup d’œil afin de favoriser les produits ayant peu d’impact sur l’environnement ;
  • inciter les fabricants à adopter des modes de production plus responsables.

👉 Cet indicateur attribue une note allant de A à E, en fonction des émissions de gaz à effet de serre (GES) rejetées, des conséquences potentielles sur la biodiversité et du niveau de consommation de ressources naturelles.

Au niveau européen, l’UE travaille actuellement à la mise en place du Product Environmental Footprint (PEF), dont l’objectif est similaire à l’affichage environnemental français.

Faire confiance aux labels

Il existe de nombreux labels français et européens permettant d'authentifier les produits respectueux de l’environnement. Parmi les plus connus, on trouve :

  • l’Écolabel, qui certifie la réduction des impacts environnementaux tout au long du cycle de vie du produit ou du service ;
  • l’Écolabel nordique pour les jouets - notamment conçus en bois biologique ;
  • le label Demeter, qui garantit l’impact limité de la production des vêtements sur l’environnement ;
  • NF Environnement, qui certifie l’utilisation de bois provenant de forêts gérées durablement, ainsi que la réduction de l’impact environnemental des meubles sur l’ensemble de leur cycle de vie.

⚠️ Attention aux marques qui font du greenwashing  ! Un label fiable doit être décerné par un organisme indépendant. Gare donc aux labels auto-attribués.

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un homme souriant avec des lunettes
un logo jaune sur lequel il est écrit "time to change"

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