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Qu'est-ce que la Grande Muraille Verte située en Afrique ?
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Blog...Qu'est-ce que la Grande Muraille Verte située en Afrique ?

Qu'est-ce que la Grande Muraille Verte située en Afrique ?

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Ambition net zero
une forêt verdoyante vue du ciel
Initiée en 2007, la Grande Muraille Verte est un vaste projet de reboisement du continent africain. Cette initiative est-elle en bonne voie ? On fait le point.
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2023-05-17T00:00:00.000Z
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une forêt verdoyante vue du ciel

La Grande Muraille Verte est la réponse de l’Afrique au réchauffement climatique - un projet n’ayant aucun lien avec la Grande Muraille de Chine, si ce n’est son nom. L’idée est simple : planter des arbres pour limiter l’avancée du désert. 

Le continent africain étant composé à 70 % de sols arides, la plantation d’arbres doit entre autres permettre de lutter contre la désertification - un phénomène accentué par le réchauffement climatique. 

La Grande Muraille Verte permet-elle réellement de limiter ces répercussions ? L’initiative est louable, mais est-elle réalisable ? Quels sont les défis rencontrés dans l’élaboration de ce projet ? On vous dit tout.

Qu’est-ce que la Grande Muraille Verte ?

La Grande Muraille Verte, présentation et objectif du projet

La Grande Muraille Verte est un projet de reboisement présenté en 2007 par l’Union Africaine (UA) - une organisation continentale regroupant 55 pays africains. Comme le nom du projet l’indique, l’Afrique souhaite créer une véritable muraille d’arbres et de végétation s’étendant sur plus de 8 000 km de long et 15 km de large. 

Au total, il s’agit de recouvrir 100 millions d’hectares d’arbres, de plantes et d’arbustes, et ce, avant 2030.

Plantés entre Dakar à Djibouti de manière à traverser l’Afrique dans toute sa largeur, les arbres doivent permettre de séparer les zones désertiques du nord, des forêts denses du sud. Concrètement, il s’agit de limiter l’avancée du désert dans la région du Sahel, une région semi-aride gravement touchée par la désertification. 

👉 L’initiative figure parmi les dix programmes phares de l’ONU en matière de restauration mondiale.

Un territoire fragile en proie au réchauffement climatique

D’une superficie de plus de 30 millions de km², le continent africain couvre 6 % de la surface de la terre et abrite deux milliards de personnes. D’autant que la partie nord du territoire dispose d’un désert chaud long de 5 000 km d’ouest en est et représente 30 % de la surface totale du continent. 
Or, au vu des activités humaines et du réchauffement climatique, le désert gagne progressivement du terrain et constitue une menace pour les écosystèmes et les populations locales.

En exploitant les bénéfices apportés par les arbres, l’Afrique entend bien lutter contre la désertification, mais également : 

  • protéger la biodiversité ;
  • lutter contre l’érosion des sols ;
  • restaurer les terres dégradées ;
  • promouvoir la sécurité alimentaire ;
  • créer des opportunités économiques.

Dans le cas où la désertification s’intensifierait, l’Afrique deviendrait alors le continent le plus impacté au monde par le réchauffement climatique.

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youtube screenshot

Les origines du projet 

Donner vie à ce projet d’envergure nécessite du temps. Dix années ont été nécessaires pour valider la conception du projet. Retour sur les dates phares : 

  • 1970 : c’est durant cette décennie que l’idée d’un mur d’arbres a émergé suite à l’aridification progressive du Sahel ;
  • 2002 marque l’année où la Grande Muraille Verte a intégré les débats du sommet spécial de N’Djamena au Tchad, à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse ;
  • 2005 est l’année où l’idée de la Grande Muraille Verte est approuvée lors de la septième session de la Conférence des dirigeants et des chefs de gouvernement africains de la Communauté des États Sahélo-sahariens à Ouagadougou au Burkina Faso ;
  • 2007 désigne la création de l’APGMV (Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte) à Addis-Abeba, en Éthiopie, marquant la concrétisation du projet. Onze pays ont approuvé cette initiative (l’Éthiopie, l’Érythrée, Tchad, Sénégal, Djibouti, Mauritanie, Nigeria, Mali, Soudan, Burkina Faso et le Niger) lors de la huitième session de la Conférence des dirigeants et des chefs de gouvernement africains ;
  • 2012 marque l’année où le projet est présenté puis approuvé à l’ONU lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable au Brésil. 
un arbre mort dans le désert

Quel rôle jouent les arbres dans la lutte contre le réchauffement climatique ?

La végétation qui compose la Grande Muraille Verte a plusieurs avantages.

Ils séquestrent les émissions de gaz à effet de serre

Les arbres sont des puits de carbone naturels. En l’état, les arbres contribuent à limiter le réchauffement climatique, puisqu’ils séquestrent une partie du CO2 émis par les activités humaines. Comment ? Grâce au mécanisme de photosynthèse, transformant ainsi le carbone en oxygène.

En ce sens, ils contribuent à équilibrer la quantité de carbone présente dans l’atmosphère. D’après l’ONF, la forêt française séquestre chaque année plus de 90 Mt de CO2.

Une fois sortie de terre, la Grande Muraille Verte devrait être en mesure de séquestrer 250 millions de tonnes de carbone.

Les arbres limitent l’érosion des sols

L’érosion des sols désigne l’altération des sols par les activités humaines (l’agriculture) ou les pluies abondantes. La plantation d’arbres constitue ainsi une solution pour faire face à la dégradation de la couche protectrice des sols et à la dispersion des sédiments.

En l’état, les sols arides bénéficient d’un apport nutritif apporté par les arbres. Les feuilles mortes déposées sur le sol créent une couche de protection et de conservation des eaux, favorisant la régénération des sols. De plus, profondément enfoncées dans le sol, les racines des arbres permettent d’offrir une structure plus stable tout en infiltrant l’eau en profondeur.

La végétation préserve les populations locales et la biodiversité

La population vivant à proximité du désert est victime des fortes chaleurs, des pénuries d’eau et des maladies causées par l’inhalation des poussières du désert. La présence d’une telle végétation filtre la poussière, réduit l’inhalation par les êtres humains et limite le risque de maladies. 

En outre, les arbres contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations locales, des écosystèmes, de la biodiversité et favorisent le retour des animaux sauvages. Cela s’explique par l’évaporation qu’ils génèrent au cours de leur vie, permettant la création d’humidité et de pluie.

Idéalement, la plantation des arbres devrait résulter à la pousse massive d’herbes sur le territoire. Dès lors, cette abondance de végétation devrait permettre de : 

  • favoriser le retour des insectes et des pollinisateurs ;
  • préserver la biodiversité via la restauration des habitats naturels ;
  • nourrir le bétail ;
  • garantir la sécurité alimentaire de la population ;
  • créer dix millions d’emplois - notamment dans l’élevage.

Quels sont les défis auxquels doit répondre la Grande Muraille Verte ?

Une initiative ralentie par le contexte géopolitique

Malheureusement, certains pays se trouvent en conflits armés - notamment avec les djihadistes - ne faisant pas de la Grande Muraille Verte une priorité. D’autres pays - à l’image de l’Algérie - ne sont pas favorables à cette démarche, ralentissant sa bonne réalisation.

À cela s’ajoute la corruption. Certaines régions ont utilisé l’argent dédié à l’élaboration de la Grande Muraille Verte à d’autres fins. Ainsi, la Banque Mondiale estime que 768 millions d’euros ont été débloqués, pour seulement 170 millions d’euros (38 millions provenant d’Afrique et 132 millions issus du reste du monde) réellement investis dans le projet.

La difficulté de reboiser les zones désertiques

Les espèces d’arbres destinés à être plantées ne doivent pas être choisies au hasard. Le projet de reforestation initié par la Turquie en est le parfait exemple. Le 11 novembre 2019, le pays a planté 11 millions de sapins. Il s’avère qu’en janvier 2020, près de 90 % de ces arbres ont été retrouvés morts en raison du manque d’eau.

Pour garantir la réussite de cette initiative de grande envergure, il convient de prêter attention au climat, à la texture des sols et aux lieux où vont être plantés les arbres. Dans le cas de la Grande Muraille Verte, le choix des espèces repose essentiellement sur ces critères, mais également sur les envies des populations locales et des tests en laboratoire. Sept espèces sont apparues comme étant plus susceptibles de s’adapter au climat désertique particulièrement hostile.

Dans Le Monde, Aliou Guissé, botaniste, professeur en écologie végétale à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD) et codirecteur de l’observatoire Hommes-Milieux Téssékéré explique la méthode de reboisement utilisée.
Tout d’abord, les plants sont cultivés en pépinière avant d’être intégrés dans le désert. Dans l’optique de répondre à leurs besoins en eau, les arbres sont plantés durant la période hivernale afin de profiter de la saison des pluies. En outre, des sillons sont formés dans la terre pour emprisonner l’eau de pluie.

👉 Pour assurer un bon taux de réussite, un suivi a été mis en place, des grillages ont été installés autour des plants et des écogardes surveillent les installations.

Cependant, la pousse des arbres reste incertaine - notamment à cause des conditions désertiques et le bétail. L’élevage demeure une tradition, mais cette pratique a contribué à la perte de 80 % de la masse de la forêt sahélienne en un siècle.

Un projet innovant à l’avenir incertain

Premier en son genre, le projet africain fait face à de nombreuses difficultés. Considérée comme une expérience, la Grande Muraille Verte a de fortes chances de ne pas atteindre son objectif de reboisement de 100 millions d’hectares avant 2030. 

Selon les estimations de Statista, en 2019, seule 15 % de la Grande Muraille Verte était achevée. Dans le détail, les terres restaurées s’élèvent à : 

  • 57 % en Éthiopie ;
  • 20 % au Niger ;
  • 15 % en Érythrée ;
  • 3 % au Sénégal ;
  • 5 % dans les autres pays.

En cause, les défis cités précédemment, mais également le manque de soutien financier, humain et d’implication de la part des 11 pays ayant approuvé ce projet de restauration écologique.

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