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Décarbonation : définition, leviers d'action et mise en œuvre
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Décarbonation : définition, leviers d'action et mise en œuvre

ESG / RSEAmbition net zero
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Anaïs Badillo

Par , Copywriter spécialisée sur les thématiques liées à l’environnement, le 29/09/2022

Mis à jour par Anaïs Badillo, le 22/06/2026

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Le Larousse définit la décarbonation comme « l'ensemble des actions (mesures et techniques) visant à réduire la consommation d'énergies fossiles ».
ESG / RSE
2026-06-22T00:00:00.000Z
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Décarboner, c'est réduire significativement son empreinte carbone en s'affranchissant peu à peu des énergies fossiles. Un défi de taille pour beaucoup d'entreprises — mais un défi surmontable, à condition d'avancer avec méthode.

Qu’est-ce que la décarbonation (ou décarbonisation) ?

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Miniature youtube avec écrit "c'est quoi la décarbonation ?" sur fond vert

Le Larousse définit la décarbonation (ou décarbonisation) comme « l'ensemble des actions (mesures et techniques) visant à réduire la consommation d’énergies fossiles et l’émission de dioxyde de carbone d’un pays, d’une économie, d’une entreprise, etc. » (source : Larousse).

Première idée clé donc : la décarbonation n'est pas un geste isolé, mais une somme d'actions coordonnées. Cela va des choix politiques (taxer le carbone, subventionner la rénovation) aux solutions concrètes de terrain (isoler un bâtiment, électrifier une flotte de camions, installer des panneaux solaires). Le mot « ensemble » est important : aucune action seule ne suffit, c'est l'accumulation qui produit l'effet.

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Pourquoi décarboner ? Les énergies fossiles, charbon, pétrole, gaz — proviennent de matière organique enfouie il y a des millions d'années. En les brûlant, on relâche dans l'atmosphère un gaz carbone (le dioxyde de carbone ou CO₂) stocké depuis des temps immémoriaux. Ce gaz réchauffant s'accumule et renforce l'effet de serre, principal moteur du réchauffement climatique. Décarboner, c'est s'attaquer à la racine du problème, soit en consommant moins d'énergie (sobriété énergétique), soit en remplaçant les énergies fossiles par des énergies renouvelables sources qui n'émettent pas ou peu (renouvelables, nucléaire).

Dans l’absolu, sachez cependant que ce processus n'est pas supposé se cantonner à la réduction de nos émissions de dioxyde de carbone (CO₂ ), car ce dernier n’est pas le seul gaz à effet de serre qui pose problème. Il existe en effet d'autres gaz à effet de serre (méthane, protoxyde d'azote…) tout aussi problématique. (Pour rappel, le Protocole de Kyoto a identifié 6 gaz à effet de serre devant faire l’objet de politiques de réduction).

Mais le CO₂ issu des fossiles étant de loin le plus gros contributeur, il sert de symbole et de point de départ.

Pourquoi devons-nous décarboner notre société ?

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Pour lutter contre le changement climatique

La raison est mécanique avant d'être politique : c'est l'excès de gaz à effet de serre dans l'atmosphère qui réchauffe le climat, et ce sont les émissions produites qui nourrissent cet excès.

Décarboner, c'est donc agir sur la cause, pas sur les symptômes.

Et le dérèglement climatique ne connaît pas de frontières. Aucune région n'est épargnée : canicules à répétition, sécheresses, incendies, inondations, récoltes compromises, phénomènes extrêmes amplifiés. À ces effets directs s'ajoute une onde de choc plus diffuse — économique et crise migratoire — qui menace des pans entiers de nos économies, du tourisme de montagne à l'agriculture, et redessine déjà la carte des populations.

Les enjeux économiques de la décarbonation

Cairn, 2023

Le coût de l’inaction climatique est le coût économique des dommages liés aux changements du climat du globe et à leurs conséquences, directes et indirectes, sur les systèmes naturels et humains. Les effets négatifs du dérèglement climatique touchent en effet la planète entière. Ils sont progressifs et étalés dans le temps, mais largement irréversibles.

Face à l'ampleur du constat, la réponse s'organise à l'échelle internationale, à l'image du plan « Fit for 55 » de l'Union européenne ou du volet décarbonation de l'industrie de France 2030.

Pour protéger notre santé

Chaque tonne de CO₂ évitée n'est pas qu'une ligne dans un bilan de comptabilité carbone : c'est aussi un enjeu de santé publique. On réduit souvent l'impact sanitaire du dérèglement climatique aux vagues de chaleur — leur face la plus visible, et déjà la plus meurtrière. Mais elles ne sont que la pointe d'un éventail de risques bien plus large.

En 2015, la Commission Lancet sur la santé et le changement climatique renversait la perspective : six ans après avoir qualifié le climat de « plus grande menace pour la santé mondiale du XXIᵉ siècle », elle concluait que lutter contre le changement climatique pourrait être « la plus grande opportunité pour la santé mondiale du XXIᵉ siècle ». La raison ? Réduire les émissions de gaz à effet de serre — décarboner — produit des bénéfices sanitaires immédiats : moins de pollution de l'air, donc moins de maladies cardio-respiratoires. La décarbonation n'est pas seulement une police d'assurance climatique : c'est une politique de santé publique qui paie dès aujourd'hui.

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Tous ces risques ont une même origine, l'accumulation de gaz à effet de serre, et donc un même remède de fond : la décarbonation. Réduire nos émissions, c'est s'attaquer en amont à un déterminant majeur de la santé des prochaines décennies.

La décarbonation en France

infographie "mix énergétique mondial en 2023", avec le gaz, le pétrole et le charbon presque à égalité remplissant les 3/4 du graphiqueinfographie "mix énergétique mondial en 2023", avec le gaz, le pétrole et le charbon presque à égalité remplissant les 3/4 du graphique

En France, la décarbonation repose sur la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), feuille de route introduite en 2015 par la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV). Révisée une première fois en 2018-2019 (SNBC 2), elle connaît aujourd'hui sa troisième édition : la SNBC 3, publiée fin 2025 et dont l'adoption définitive est attendue en 2026. Cette nouvelle version relève nettement l'ambition française — viser désormais −50 % d'émissions d'ici 2030 par rapport à 1990 (contre −40 % auparavant) — pour s'aligner sur l'objectif européen « Fit for 55 », tout en conservant le cap de la neutralité carbone en 2050.

La stratégie repose sur deux leviers complémentaires :

  • réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre ;
  • préserver et renforcer nos puits de carbone.

Concrètement, il s'agit de :

  • sortir progressivement des énergies fossiles (charbon en 2030, pétrole en 2045, gaz en 2050) ;
  • réduire la consommation d'énergie via l'efficacité énergétique et la sobriété ;
  • réduire fortement les émissions hors énergie de l'agriculture et des procédés industriels ;
  • sécuriser les puits de carbone naturels, fragilisés par le dérèglement climatique, et développer les puits technologiques.
Secteur d'activité Objectif 2030 (vs 1990) Objectif 2050 (vs 1990)
Bâtiments - 60 % - 97 %
Transports - 26 % décarbonation quasi complète (- 99 %)
Agriculture - 28 % - 54 %
Production d'énergie - 67 % - 96 %
Industrie - 68 % - 97 %
Déchets - 28 % - 53 %

Les leviers de la décarbonation

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Pour connaître les leviers possibles pour décarboner votre entreprise, téléchargez notre livre blanc « Guide : Stratégie de Décarbonation (SBTi) ».

L’efficacité énergétique

L'efficacité énergétique consiste à fournir le même service en consommant moins d'énergie. À l'échelle d'un logement, l'exemple est parlant : un bâtiment bien isolé maintient le même confort thermique pour une facture énergétique réduite. Elle repose sur deux grands axes : l'amélioration des équipements (rénovation thermique des logements et des locaux professionnels, motorisations plus performantes) et la baisse de l'intensité énergétique.

Cet indicateur, qui rapporte la consommation d'énergie d'un pays à son PIB, mesure la quantité d'énergie nécessaire pour produire une unité de richesse. Plus il baisse, plus l'économie est efficace. En France, l'intensité énergétique finale atteint 0,59 TWh par milliard d'euros de PIB en 2024, en baisse de 0,7 % par rapport à 2023 — une trajectoire descendante qui sert de boussole pour évaluer l'efficacité des politiques publiques.

La sobriété énergétique

À ne pas confondre avec l'efficacité : l'efficacité optimise la technique (mieux isoler, mieux motoriser), la sobriété agit sur les usages — elle consiste à réduire la demande d'énergie à la source. Elle peut se définir comme une démarche volontaire de réduction de la consommation par l'évolution des modes de vie et d'organisation.

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Mais l'essentiel se joue à l'échelle collective, pas individuelle. La sobriété qui compte, c'est avant tout celle des choix structurels : organisation des transports et report vers le ferroviaire, aménagement du territoire qui réduit les distances, conception de produits plus durables et réparables, planification industrielle, normes de construction. Les comportements individuels ont leur place, mais ils restent marginaux tant que les infrastructures et les modèles économiques imposent des usages énergivores.

C'est cette logique de transformation d'ensemble qui a porté le plan national de sobriété lancé en 2022.

Quelle que soit l'échelle, la sobriété cumule trois bénéfices : moins d'émissions, moins de pression sur l'approvisionnement — donc moins de risque de pénurie — et une facture énergétique allégée.

Les énergies renouvelables

Troisième levier, le plus structurel : remplacer les sources fossiles du mix par des sources qui n'émettent pas ou peu — solaire, éolien, hydraulique, biomasse, géothermie. C'est lui qui attaque la racine du problème, puisque l'essentiel des émissions vient de la combustion d'énergies fossiles.

La France avance, mais lentement : en 2024, les renouvelables ne pesaient que 15,8 % de la consommation d'énergie primaire (source : . La marge de progression reste donc énorme, d'autant que l'objectif européen ne cesse de monter. Une limite explique en partie ce rythme : contrairement au gaz ou au nucléaire, le renouvelable dépend de la météo — pas de soleil, pas de photovoltaïque ; sécheresse, moins d'hydroélectricité. D'où la nécessité de penser le mix dans son ensemble plutôt que de miser sur une seule filière.

Comment décarboner concrètement ?

Réchauffement planétaire de 1,5 °C

Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC)

Le GIEC est clair sur un point : les émissions mondiales doivent atteindre leur pic avant 2025 pour garder le cap de l'Accord de Paris. L'enjeu n'est donc pas de savoir quoi faire, les solutions existent — mais d'aller vite et à grande échelle.

Il n'existe pas de geste unique ni d'acteur unique : décarboner suppose d'agir simultanément sur l'offre d'énergie et sur la demande, à l'échelle des États, des entreprises et des individus.

Décarboner l'économie : agir sur l'offre et la demande

Historiquement, la décarbonation s'est concentrée sur l'offre d'énergie : remplacer les sources d'énergies fossiles par des sources bas-carbone. C'est le levier le plus mûr, et de plus en plus rentable — les renouvelables comme l'éolien, le solaire et le stockage sont économiquement de plus en plus attractifs, au point que maintenir les systèmes énergétiques fossiles peut coûter plus cher que d'en sortir. Ce basculement passe par deux mouvements liés : décarboner la production d'électricité, puis électrifier les usages qui dépendent encore des fossiles (chauffage, mobilité, chaleur industrielle). Ecologie

Mais le GIEC a introduit en 2022 un second levier longtemps sous-estimé : la demande. En agissant sur les infrastructures, l'organisation des usages et la sobriété matérielle, les mesures côté demande pourraient réduire de 40 à 70 % les émissions des usages finaux d'ici 2050. C'est considérable — et cela ne relève pas des seuls gestes individuels, mais surtout de la façon dont on conçoit les villes, les transports et les produits.

Concrètement, trois secteurs concentrent l'essentiel du potentiel : le bâtiment (dans les pays développés, le potentiel le plus élevé se trouve dans la rénovation du parc existant), les transports (véhicules électriques alimentés par une électricité bas-carbone, report vers les modes collectifs) et l'industrie (efficacité des procédés, substitution des combustibles, recyclage des matières).

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Sans sobriété, la technique ne suffit pas... Électrifier, rénover, recycler : ces leviers sont indispensables, mais ils ne produisent aucun résultat si la production et la consommation continuent de croître sans limite. C'est le piège de l'effet rebond — les gains d'efficacité sont annulés par la hausse des volumes. Un moteur deux fois plus sobre n'change rien si l'on roule deux fois plus. Aucune trajectoire de décarbonation crédible ne tient donc sans une réduction de la demande à la source : produire et consommer moins de matières, d'énergie et de kilomètres, en agissant sur l'organisation collective (aménagement, transports, durée de vie des produits) plutôt que sur la seule performance technique. La sobriété n'est pas un complément optionnel à la transition : elle en est la condition.

Décarboner les entreprises : une méthode, pas des gestes

Les entreprises sont au cœur de l'enjeu : elles concentrent l'essentiel des émissions, mais aussi des leviers de réduction. Décarboner n'est plus optionnel, et les coûts croissants de l'inaction en font une condition de compétitivité autant qu'une responsabilité climatique.

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Pour rappel, 100 entreprises responsables de 71 % des émissions mondiales de carbone, selon un rapport du Business and Human Rights Centre (source : Business and Human Rights Centre).

Reste que la démarche n'a rien d'intuitif : on ne réduit pas ses émissions au hasard, mais en suivant une méthode rigoureuse, où chaque étape conditionne la suivante. Elle se déroule en quatre temps :

Mesurer son impact
Démarrez par une comptabilité carbone couvrant les scopes 1, 2 et 3 est primordial car sans inventaire fiable, aucune priorisation n'est possible. Pour la plupart des entreprises, l'essentiel des émissions se loge dans le scope 3, c'est-à-dire la chaîne de valeur.
Fixer une trajectoir
Pour un plan de décarbonation fiable et crédible, il faut fixer une trajectoire de réduction alignée sur un référentiel scientifique (comme la SBTi).
Plan d'actions
Agir sur les postes dominants : électricité renouvelable, efficacité des procédés et des bâtiments, éco-conception, et engagement des fournisseurs.
Piloter et suivre son progrès
Piloter dans la durée, puis traiter les émissions résiduelles par la contribution.
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Et pour les émissions « incompressibles » ? Certaines émissions résistent — procédés du ciment, de l'acier, agriculture. Pour celles-là, le GIEC estime que le recours à grande échelle au captage et stockage du carbone (CDR) sera inévitable pour traiter les émissions résiduelles difficiles à abattre. C'est un complément, jamais un substitut à la réduction : on capte ce qu'on n'a pas pu éviter, pas l'inverse.

Entamer son processus de décarbonation grâce à Greenly

La méthode est claire ; encore faut-il l'outiller. C'est précisément ce que fait Greenly, en accompagnant chaque étape du parcours de décarbonation d'une entreprise.

Tout d'abord, mesurer avec précision. Tout part d'un inventaire fiable. Greenly calcule les émissions sur les scopes 1, 2 et 3, en combinant données d'activité et données de dépense, et s'appuie sur une base dynamique de plus de 350 000 facteurs d'émission, sectoriels et géolocalisés. L'enjeu central, le scope 3 — est traité à la source via un portail fournisseurs dédié, qui remplace les estimations par des données primaires. Loin de produire une simple estimation du niveau des émissions de gaz à effet de serre (GES) imputables à l’entreprise, cet exercice va permettre d’identifier les postes les plus lourds, fixer les priorités d'action et d'engager la réduction de façon méthodique, et ce, dans la durée.

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Passer des données à l'action. C'est là que se joue la vraie décarbonation, et c'est ce qui distingue une plateforme d'un simple outil de reporting. Greenly met à disposition une bibliothèque de plus de 200 actions de décarbonation, déjà chiffrées en potentiel de réduction et accompagnées de leurs étapes de mise en œuvre. Couplé à un simulateur de trajectoire en temps réel, l'outil permet de prioriser les actions selon leur impact et leur faisabilité — pas de recommandations génériques, mais un plan adapté à la réalité de chaque entreprise.

Ensuite, il faut fixer un cap crédible. Pour aligner la trajectoire sur la science, Greenly intègre un module SBTi de bout en bout : de la lettre d'engagement à la revue du dossier par les experts climat, chaque étape est cadrée. Enfin, vient le pilotage. La trajectoire se suit en temps réel via des tableaux de bord, et la donnée carbone se convertit en reporting réglementaire (CSRD, GHG Protocol, etc.) en quelques clics — là où la plupart des entreprises perdent un temps considérable.

Le résultat : une organisation qui ne se contente pas de mesurer, mais qui réduit réellement ses émissions tout en renforçant la résilience de son modèle face aux mutations réglementaires, économiques et climatiques à venir.

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Pour aller plus loin, découvrez notre offre « plans d'action » et réservez une démo gratuite et sans engagement : construisez une feuille de route scientifique pour votre décarbonation, avec des étapes concrètes, des outils d'experts et des recommandations personnalisées.

Foire aux questions (FAQ) liée à la décarbonation

  • Quelle est la différence entre décarbonation et décarbonisation ?

    Dans le contexte climatique, les deux termes sont synonymes. « Décarbonation » est la forme retenue par les institutions françaises (ADEME, ministère de la Transition écologique, Larousse) et largement dominante dans l'usage. Le terme « décarbonisation » est une variante plus rare, proche surtout de l'anglais decarbonization. La nuance vient de la chimie : « décarbonation » désigne aussi, historiquement, l'élimination du CO₂ ou des carbonates (traitement de l'eau, par exemple), ce qui pousse certains à préférer « décarbonisation » pour le sens climatique. En pratique, aucune différence opérationnelle — on privilégie décarbonation.

  • Qu'est-ce que la décarbonation de l'économie, et en quoi diffère-t-elle de la décarbonation de l'énergie ?

    Décarboner l'énergie consiste à « verdir » le mix énergétique (renouvelables, nucléaire, électrification des usages) — c'est le levier principal. Décarboner l'économie a un sens plus large : cela englobe aussi les émissions hors énergie (agriculture, procédés industriels, déchets) et la transformation des modèles d'activité. Autrement dit, la décarbonation de l'énergie est une condition nécessaire mais pas suffisante de celle de l'économie.

Bibliographie

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