
Sortir de l'impasse du greenhushing
Le greenhushing a le vent en poupe, et ce n'est pas une bonne nouvelle. Comprendre les racines du mal est essentiel pour y remédier. Alors allons-y.
ESG / RSE
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Le but de l'affichage environnemental
Les bénéfices et les problématiques posées par l'affichage environnemental
Nos recommandations et la manière dont Greenly peut vous aider

L'affichage environnemental est un dispositif permettant d’informer et de sensibiliser aux impacts environnementaux des produits ou services que nous achetons tous et toutes.
Dans le cas du score, celui-ci peut être détaillé en scores thématiques (biodiversité, ressources, etc.). L'affichage environnemental peut aussi se présenter sous la forme d'un "indice de coût" calculé sur l’ensemble du cycle de vie du produit ou du service.
L'affichage environnemental lié à vos produits et/ou services ne peut pas être développé de n'importe quelle façon, dans la mesure où l'un de ses objectifs est d'assurer la comparabilité de l'offre. Sont notamment définis :

Non, l'affichage environnemental n'est pas obligatoire en France. Si la confusion règne parfois, c'est parce que plusieurs lois environnementales ont souligné l'intérêt et/ou promu le déploiement de ce dispositif.
Pour y voir plus clair, revenons un instant sur la petite histoire de l'affichage environnemental.
L’affichage environnemental est apparu pour la première fois en 2009, dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
L'article 90 de la LTECV impose la justification des allégations environnementales des produits. Dans les faits, toute entreprise communiquant sur la performance environnementale de ses produits doit être en mesure de fournir aux consommateurs les données techniques appuyant son discours.
L’affichage environnemental couvre actuellement une trentaine de catégories de produits.
La feuille de route Économie circulaire (FREC) publiée en avril 2018 a bel et bien mentionné l'affichage environnemental. Mais elle n'en a pas fait une obligation légale pour autant – puisqu'il ne s'agissait alors que d'une feuille de route.
En 2020, l’article 15 de la loi n° 2020-105 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire (AGEC) a instauré « un dispositif d'affichage environnemental ou environnemental et social volontaire ».
L'expérimentation initiée par la loi AGEC portait sur le secteur alimentaire, tandis que l'expérimentation initiée par la loi Climat et Résilience porte sur le secteur du textile et des chaussures. Ainsi qu'annoncé sur le site du Ministère de l'Économie, l'affichage environnemental a vocation à devenir obligatoire à l'issue de l'expérimentation actuelle. Un décret établira la liste des biens et des services concernés.
Contrairement à une idée reçue, l'affichage environnemental est presque autant plébiscité par les consommateurs que par les marques. Si 86 % des Français estiment qu'un score environnemental est essentiel (sondage BVA), les 60 marques du collectif En Vérité réclament elles aussi plus de transparence. Mais alors, pourquoi ce dispositif met-il tant de temps à être instauré ?
L'exercice est très périlleux en réalité, car il consiste à mettre tout le monde d'accord :
L'enjeu est de taille, quand on sait que "plus de 70 % des Français déclarent ne pas faire confiance aux pouvoirs publics, aux marques ou aux médias pour les informer sur l’offre alimentaire". Pour autant, à titre d'exemple, "91 % des Français consulteraient un indicateur évaluant l’utilisation de pesticides s’il existait".
Du côté du secteur de l'habillement, les discussions vont bon train, mais l'accord semble loin d'être acquis.
Les huit critères d'évaluation provisoirement arrêtés par Matignon ont en effet le mérite d'annoncer la couleur :
La France cherche ici un moyen de lutter efficacement contre l'essor du géant Shein, lequel propose à la vente une quantité pharaonique de vêtements produits dans des conditions environnementales et sociales déplorables. Mais stigmatiser le nombre de références et/ou de nouveautés mises sur le marché chaque année, ou encore le nombre de décotes de prix pourrait porter préjudice à certaines marques françaises qui ne souhaitent évidemment pas se retrouver dans le même panier que Shein.
Enfin, comment prendre en considération la notion de temporalité ? Rappelons que la transition de nos industries peut difficilement s'effectuer du jour au lendemain. Or, si le chemin à parcourir demeure conséquent, certains acteurs du monde de la mode ont bel et bien emmanché le sujet de leur transition et défini des objectifs à horizon 2030.
Pour plus de détails, n'hésitez pas à consulter l'interview de Pierre-Arnaud Grenade (Ba&sh) disponible ici.

Cette question mérite d'être étudiée au cas par cas et de manière plus approfondie. Si votre entreprise envisage d'appliquer l'affichage environnemental, nous vous recommandons de prendre contact avec un interlocuteur spécialisé. Notre équipe d'experts climat vous accompagnera sans difficulté dans ce cheminement.
L'adoption de l'affichage environnemental peut être une initiative intéressante à plus d'un titre :
Pas de précipitation. Avant de vous aventurer à adopter ce dispositif, nous vous conseillons de prendre le temps nécessaire à l'étude détaillée de l'impact environnemental lié à l'activité de votre entreprise. La communication est devenue un sujet très délicat. Parez au risque d'accusations en tout genre, et devenez incollable au sujet de votre empreinte environnementale. La perfection n'étant pas de ce monde, il ne s'agit pas d'être parfait. Mais de comprendre les enjeux qui vous concernent et de savoir précisément la manière dont vous souhaitez les appréhender sur le long terme.

Utilisée par plus de 3 500 entreprises, notre plateforme tout-en-un propose à ses utilisateurs et utilisatrices des outils précis et efficaces, pour apprendre à gérer leur impact environnemental de manière globale - tout en étant guidés par notre équipe d'experts.
La Sustainability Suite centralise tous les besoins de votre entreprise en matière de développement durable : de la gestion carbone à l'Analyse de Cycle de Vie (ACV), en passant par la création de vos rapports ESG.
Mais en quoi Greenly est-il le meilleur interlocuteur pour vous accompagner dans l'éco-conception de vos produits ?
La Product Environmental Footprint (PEF) vise à harmoniser les méthodes d'évaluation de l'impact environnemental de nos produits à l'échelle de l'Union européenne. Un objectif : proposer un cadre cohérent pour l'évaluation et la communication des informations de durabilité. Néanmoins, là encore, la Product Environmental Footprint (PEF) n'est pas une réglementation. Il s'agit d'une proposition de méthodologie. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter notre article dédié.
L'éco-score est-il une forme d'affichage environnemental ? Oui et non. L'éco-score reprend en effet les codes de l'affichage environnemental : il attribue un score aux produits qui en font l'objet. Toutefois, la marque ECO SCORE a été déposée et enregistrée en 2020 par l'ADEME. Il s'agit d'un dispositif provisoire voué à disparaître sous sa forme actuelle dès la définition d’un score environnemental résultant des expérimentations en cours. Attention : l’ADEME a protégé l'éco-score en en devenant le propriétaire exclusif. Un cahier des charges très précis y est ainsi rattaché, afin d’éviter toute mauvaise exploitation.
Dans la pratique, l’ADEME attribue donc des licences d’utilisation aux demandeurs, sous réserve que ces derniers respectent les exigences du dispositif.