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L'empreinte écologique : combien de Terres consommons-nous ?
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L'empreinte écologique : combien de Terres consommons-nous ?

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Trois planètes Terres
Il faudrait 1,7 planète pour répondre à nos habitudes de consommation actuelles ; · en moyenne, un Européen a besoin de l'équivalent de 10.
Écologie
2026-02-12T00:00:00.000Z
fr-fr

Communément appelé « empreinte écologique », cet indicateur traduit le rapport entre consommation et biocapacité. En l’état, notre mode de vie et nos activités quotidiennes sont loin d’être inoffensifs. Preuve en est : le jour du dépassement avance un peu plus chaque année. 

Jour du dépassement : à compter de ce 1er août, l’humanité vit « à crédit » pour le reste de 2024

Agir pour la transition

En 2024, l'humanité a épuisé les ressources écologiques que la Terre peut renouveler en une année dès le premier août, alors qu'en 1970, cette même date tombait le 29 décembre (source : Agir pour la transition).

Quelle est la définition d’empreinte écologique ?

L'empreinte écologique, aussi nommée « empreinte environnementale » en anglais, est un indicateur comptable élaboré par le Global Footprint Network, est qui mesure la pression exercée par l’Homme sur la nature. L'empreinte écologique est déterminée en termes de nombre de planètes ou de superficie terrestre (hectares globaux, également appelés « hag »). 

L’empreinte écologique est un indicateur biophysique et spatial, qui évalue la capacité de la nature à régénérer les ressources consommées et à absorber les déchets produits. 

Son unité est l'hectare global (hag) ou le nombre de planètes, et mesure la surface de terres et d'eau biologiquement productives nécessaire pour subvenir aux besoins d'une population par rapport à la biocapacité de la Terre (c’est-à-dire les ressources naturelles exploitables). 


Cet indicateur permet de calculer le fameux « Jour du Dépassement » (Earth Overshoot Day), illustrant la surexploitation des écosystèmes. 

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Pourquoi calculer votre empreinte environnementale ? Depuis plusieurs années, nous parlons de déficit écologique, puisque notre impact environnemental dépasse la biocapacité de la planète. De plus, cette date survient de plus en plus tôt au fil du temps. Dès l’été arrivé, l’humanité vit à crédit. L’évaluation de votre empreinte écologique a pour but d’identifier vos principales sources de pollution (transport, alimentation, logement, etc.) afin d’agir sur les éléments ayant l’effet le plus significatif. Cela offre l’opportunité de réexaminer les concepts préexistants et de déterminer si votre mode de vie respecte les limites planétaires, tout en suivant vos progrès au fil du temps.

Comment calculer une empreinte écologique ?

Pour adopter un comportement durable, il est important de dresser un état des lieux préalable. Après tout, comment peut-on faire évoluer son mode de vie sans savoir quels aspects de ce dernier pourraient être améliorés ? C’est là que le calcul de l’empreinte écologique prend tout son sens. 

Comment se calcule l’empreinte écologique d’une entreprise ?

L'empreinte écologique d'une entreprise se calcule en convertissant ses consommations (énergie, matières premières, déchets) en la surface biologiquement productive nécessaire pour les régénérer et absorber les émissions de CO₂e. 

Selon la méthode du Global Footprint Network, on additionne les hectares de forêts, de terres cultivées et de zones de pêche sollicités par l'activité. Une fois ces surfaces additionnées, on obtient une surface totale en hectares globaux (hag) que l'on compare à la biocapacité disponible (la capacité de la Terre à se régénérer).

Pour une entreprise, ce résultat permet de calculer deux indicateurs clés :

Indice d'intensité
On obtient cet indice en divisant l'empreinte totale par le chiffre d'affaires afin de déterminer combien de « m² de nature » sont exploités pour chaque euro généré.
Jour du dépassement interne
Cet indicateur indique le moment dans l'année où l'entreprise a épuisé la quantité que la nature peut renouveler pour ses opérations ; au-delà de cette date, elle fonctionne « à crédit » sur les ressources naturelles.

Au-delà du simple exercice de comptabilité carbone, ce calcul peut s’avérer essentiel pour déterminer si le modèle d’affaires respecte les limites planétaires.

Les outils pour calculer son empreinte environnementale

On trouve plusieurs calculateurs d'impact environnemental. Ces outils calculent votre empreinte écologique (hectares nécessaires) ou carbone (tonnes de CO₂e) pour évaluer votre impact planétaire. 

Voici une liste non exhaustive de calculateurs fiables et répandus sur Internet :

  • Calculateur d'empreinte écologique du Global Footprint Network : Cet outil détermine la date exacte du jour de dépassement (ou Overshoot Day), en se basant sur l’empreinte environnementale à l’échelle nationale et/ou planétaire. Il est idéal pour visualiser le nombre de planètes consommées.
  • Calculateur d’impact écologique de l’ADEME : via le calculateur Nos Gestes Climat, il offre une précision inégalée sur les habitudes françaises.
  • Calculateur d'empreinte écologique du WWF (basé sur les moyennes suisses) : permet de se comparer à des standards de vie élevés, mais peut s’avérer moins pertinent si vous ne résidez pas en Suisse.
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Ces calculateurs d’empreinte écologique prennent souvent la forme d'un questionnaire structuré en différentes sections : alimentation, résidence, moyens de transport employés, etc. En fonction des réponses données, l'outil estime l'impact de vos actions (d'achat, de déplacement, etc.) et propose ensuite plusieurs pistes d'amélioration.

Comment réduire son impact écologique ?

Diminuer l'empreinte globale est un effort concerté qui relie nos habitudes de vie aux résolutions prises par les gouvernements et les entreprises. Bien que nos actions quotidiennes puissent sembler insignifiantes face aux changements industriels de grande envergure nécessaires, elles demeurent cruciales : ce sont ces mêmes gestes qui impulsent parfois le changement et poussent la société à la réflexion.

C'est très souvent la demande actuelle qui définit les produits et les infrastructures de l'avenir. 

Le GIEC, dans son sixième rapport de synthèse (2023), repère des mesures d'atténuation ayant le potentiel d'inverser la tendance globale des émissions à l’échelle individuelle :

  • sortir de la voiture thermique au quotidien ;
  • éviter de prendre l’avion (surtout pour les vols long-courriers) ;
  • adopter un régime flexitarien voire végétal ;
  • placer son épargne dans une banque dite « verte »
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À noter que les deux premières actions sont sûrement les plus importantes, puisqu’il s’agit de l’un des principaux facteurs de contribution à l’empreinte écologique. Sans surprise, l’avion et la voiture, qu’elle soit diesel ou essence, sont les modes de transport à l’empreinte écologique la plus élevée. Pour rappel, le secteur du transport est à l’origine de 34 % des émissions françaises de GES (source : Rapport du Haut Conseil pour le Climat, 2025).

Quel est le pays le plus « écologique du monde » ?

Zones protégées à l'échelle nationale (% du territoire total

Banque mondiale

Selon l’Indice de performance environnementale (EPI) 2024, l’Estonie figure en tête du classement de performance environnementale, ayant remplacé ses centrales de schiste bitumineux par un déploiement massif d'énergies renouvelables tout en protégeant 20 % de son territoire. 

Le Luxembourg, qui se distingue par ses transports gratuits et ses infrastructures, arrive en deuxième position sur le podium, suivi de près par l'Allemagne, qui compense son utilisation résiduelle du charbon par une réduction sans précédent de ses émissions et un leadership mondial dans le domaine du recyclage.

Ce classement se base sur 58 indicateurs scientifiques (santé, climat, biodiversité), en combinant les données satellitaires et les statistiques mondiales pour proposer une évaluation impartiale à l'écart de toute forme de « greenwashing » (source : Environmental Performance Index 2024, Environmental Performance Index).

Foire aux questions liées à l’empreinte écologique

  • Existe-t-il un jeu pour sensibiliser de manière ludique sur l’empreinte écologique ?

    Le jeu le plus reconnu est Inventons nos vies bas carbone, qui permet de visualiser son empreinte via des cartes représentant les tonnes de CO₂ eq (source : nosviesbascarbone.org). Ce format divertissant, plutôt que de se limiter à la culpabilisation, contribue à saisir les différences d'échelle entre nos pratiques et la production des biens. Il met en pratique l'approche scientifique de l'Analyse du Cycle de Vie (ACV) pour présenter des données tangibles aux citoyens.

  • Comment réduire son empreinte écologique au bureau ?

    L'action prioritaire consiste à prolonger la durée de vie du matériel informatique, car la fabrication des appareils représente les trois quarts de leur empreinte carbone. Au quotidien, il est conseillé de questionner l'utilité réelle de chaque achat neuf pour favoriser la sobriété numérique. Finalement, orienter son entreprise vers des objectifs de réduction précis et transparents, grâce à la comptabilité carbone demeure l'outil le plus structurant.

  • Quel est l’empreinte écologique par pays ?

    D’après les données issues de l'organisation Data Footprint Network, l'empreinte écologique par pays révèle deux catégories opposées : les pays en réserve de biocapacité et ceux en déficit. Le Gabon domine les réserves avec 663% de biocapacité excédentaire, suivi du Congo (562%) et de la Bolivie (383%)—ces nations possèdent bien plus de ressources naturelles qu'elles n'en consomment, grâce à leurs vastes forêts et écosystèmes préservés. À l'inverse, le Chili affiche un déficit de -24%, le Panama de -23% et la Sierra Leone de -18%, ces pays consomment bien plus de ressources qu'ils n'en régénèrent, créant un déséquilibre écologique. Cette dichotomie montre que la capacité écologique d'un pays dépend directement de ses ressources naturelles disponibles et de son niveau de consommation : les pays riches en biodiversité peuvent se permettre une surexploitation interne, tandis que les pays industrialisés ou surpeuplés vivent systématiquement à crédit écologique.

  • Empreinte écologique et empreinte carbone : gare à l’amalgame !

    L’empreinte carbone mesure les émissions de gaz à effet de serre CO₂ eq. pour évaluer l’impact climatique et piloter la décarbonation. À l'inverse, l’empreinte écologique est un indicateur spatial qui compare, en hectares globaux (hag), la consommation de ressources à la biocapacité régénératrice de la Terre. Tandis que la première quantifie une pollution atmosphérique, la seconde illustre la surexploitation des écosystèmes via le « Jour du Dépassement ».

Bibliographie

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