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L’impact carbone de la Saint-Valentin
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L’impact carbone de la Saint-Valentin

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valentines heart
Entre déplacements, fleurs et bijoux, vos choix de cadeaux ont plus de poids que vous ne l’imaginez ! Découvrez comment garder la flamme… tout en économisant un maximum de CO2 grâce à quelques gestes simples.
2026-02-05T00:00:00.000Z
fr-fr
Data Story

Avertissement : Les chiffres présentés dans cette analyse sont basés sur les derniers facteurs d'émission de Greenly, s'appuyant sur des données publiques et des hypothèses moyennes couvrant la production, le transport et les modes de consommation. Les émissions sont exprimées par euro dépensé pour refléter les comportements d'achat réels et permettre des comparaisons entre différents types de cadeaux. Comme pour toute estimation environnementale, les résultats dépendent de choix de modélisation ; les émissions réelles peuvent varier selon l'origine précise, le mode de transport et les habitudes individuelles. Bien que les valeurs exactes puissent évoluer, cette analyse fournit une comparaison robuste des ordres de grandeur de l'impact carbone des achats courants de la Saint-Valentin.

Soyons honnêtes : la Saint-Valentin rime souvent avec chocolats en forme de cœur et grandes déclarations, mais elle laisse aussi derrière elle une empreinte bien moins romantique qu'un dîner aux chandelles.

Pour comprendre comment nos « Je t'aime » se traduisent concrètement en CO2, l'équipe de Greenly a passé au crible l'impact carbone du 14 février. Résultat : le pic de consommation de fleurs, de bijoux et de week-ends de dernière minute ne fait pas que flamber la carte bleue, il provoque aussi une envolée massive des émissions.

La bonne nouvelle ? Pas besoin de jouer les rabat-joie pour être écoresponsable. Notre dernière analyse décortique le coût climatique des cadeaux les plus courants pour vous aider à préserver la romance sans alourdir votre bilan. Parce que, soyons francs, rien ne prouve mieux votre attachement à l'avenir que de ne pas faire fondre la calotte glaciaire pour un bouquet de roses importées.

Pourquoi les fleurs de saison font de l'ombre aux roses

Difficile d'imaginer la Saint-Valentin sans un bouquet de roses rouges, symbole ultime de cette fête. Pourtant, ce geste romantique classique cache souvent un « bagage » environnemental très lourd.

En France, environ neuf fleurs sur dix vendues sont importées, les Pays-Bas étant le principal fournisseur en Europe. À l'échelle de l'UE, environ un quart des fleurs coupées proviennent de l'extérieur de l'Union – principalement du Kenya (38 % des importations hors UE), de l'Équateur (17 %) et de l'Éthiopie (16 %). C'est le reflet parfait de la mondialisation du marché floral.

Ce système crée un dilemme climatique complexe :

  • Les fleurs importées : Elles poussent sous des climats naturellement chauds (pas de serres chauffées), mais doivent parcourir des milliers de kilomètres en avion pour arriver dans votre vase.

  • Les fleurs locales : Elles parcourent beaucoup moins de distance, mais sont souvent cultivées dans des serres chauffées très gourmandes en énergie pour survivre à l'hiver européen.

En pratique, ces deux modèles de production affichent un impact climatique élevé, bien que pour des raisons différentes.

Le comparatif

Les données de Greenly montrent que l'empreinte carbone des fleurs importées s'élève à 1,27 kg CO2e par euro dépensé. Compte tenu du prix d'un bouquet standard, les émissions grimpent très vite par rapport au montant payé.

En revanche, les fleurs locales et de saison racontent une tout autre histoire. Lorsque les fleurs sont produites à proximité et respectent leur cycle naturel, l'empreinte chute à seulement 0,13 kg CO2e par euro. C'est près de dix fois moins que l'alternative importée.

Mieux fleurir

Pour garder la romance intacte sans le coût climatique, oubliez les roses hors saison. Opter pour des variétés de saison comme les anémones, les tulipes, les amaryllis ou les hellébores offre le même effet « waouh » tout en réduisant drastiquement votre empreinte. Les cadeaux les plus attentionnés ne sont pas seulement beaux, ils sont durables.

Bijoux : choisir un éclat plus responsable

Le bijou est souvent perçu comme le symbole ultime d'un amour durable, mais son empreinte écologique peut être tout aussi permanente. L'extraction de métaux précieux comme l'or, le platine et l'argent a un coût environnemental lourd : pollution de l'eau et des sols par les produits chimiques, ainsi que des impacts sociaux graves pour les communautés locales.

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Côté climat, l'impact dépend entièrement de ce qui se trouve dans l'écrin. Pour rendre ces chiffres plus parlants, Greenly a calculé l'empreinte carbone sur la base des émissions par euro dépensé. Cela permet de mieux visualiser l'impact réel de votre achat sur la planète.

Le coût des matériaux

Les différences entre les métaux sont frappantes :

  • Le Platine : champion toute catégorie des émissions avec 1,48 kg CO2e par euro dépensé.

  • L'Argent : affiche 0,62 kg CO2e/€.

  • L'Or : se situe à 0,52 kg CO2e/€.

  • Le Laiton : à l'inverse, des alternatives comme le laiton ont une empreinte pratiquement négligeable en comparaison.

Mieux choisir  

Cela ne signifie pas qu'il faille rayer les bijoux de votre liste. Cela prouve simplement que le choix des matériaux est décisif. Vous pouvez réduire considérablement le coût carbone de votre cadeau en privilégiant des designs plus épurés, des matériaux alternatifs ou des pièces de haute qualité conçues pour durer toute une vie.

Facteur d’émissions monétaire pour la joaillerie

Escapades romantiques : le prix de la vitesse

Pour marquer le coup, beaucoup offrent un week-end en amoureux. Venise, Dubrovnik ou Marrakech arrivent en tête de liste. Si l'avion est l'option la plus rapide, ces vols courts et moyens-courriers pèsent lourd dans le bilan carbone.

Voici quelques exemples basés sur les données de Greenly (au départ de Paris) :

  • Paris – Venise (844 km) : environ 430 kg CO2e

  • Paris – Dubrovnik (1 399 km) : environ 467 kg CO2e

  • Paris – Marrakech (2 103 km) : près de 702 kg CO2e

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Le mode de transport est le facteur clé de votre voyage. Pour les distances courtes, l'avion affiche une empreinte disproportionnée. Sur un trajet comme Paris-Venise, choisir le train peut diviser les émissions par plus de cent, tout en offrant une expérience de voyage romantique, confortable et mémorable.

Dormir tranquille

Le trajet n'est pas seul en cause : l'hébergement compte aussi. L'impact d'un hôtel dépend de sa taille, de sa restauration et de sa gestion de l'énergie. Heureusement, de plus en plus d'établissements s'engagent dans des démarches d'efficacité énergétique et de certification durable.

Émissions générées par un vol aller-retour au départ de Paris

Le défi des 200 € : trois paniers, trois empreintes bien différentes

Pour illustrer l'importance de nos choix, Greenly a modélisé trois façons de dépenser un budget de 200 € pour la Saint-Valentin. Si le prix est identique, le résultat pour le climat est radicalement différent.

Panier 1 : L'escapade d'un week-end

  • Cette option mise tout sur l’évasion romantique « classique » :

  • Vols aller-retour Paris-Venise : 128 € - 430 kg CO2e

  • Dîner non végétarien pour deux : 50 € - 5 kg CO2e

  • Petit bouquet de fleurs importées : 22 € - 28 kg CO2e

Total : Environ 464 kg CO2e. C'est le panier le plus lourd. À lui seul, le vol génère plus d'émissions que tous les autres cadeaux réunis.

Emissions panier 1

Panier 2 : Les classiques de la romance

  • Un bijou en or : 100 € - 52 kg CO2e

  • Un grand bouquet de fleurs importées : 50 € - 64 kg CO2e

  • Un dîner non végétarien pour deux : 50 € - 5 kg CO2e

Total : Environ 121 kg CO2e. Sans avion, l'empreinte chute, mais reste élevée à cause de l'intensité carbone de l'extraction de l'or et des fleurs importées.

emissions panier 2

Panier 3 : L'alternative bas carbone

  • Un bijou élégant en laiton : 100 € - 0 kg CO2e

  • Un bouquet de fleurs locales et de saison : 50 € - 7 kg CO2e

  • Un délicieux dîner végétarien pour deux : 50 € - 2 kg CO2e

Total : Seulement 9 kg CO2e. En choisissant des matériaux alternatifs, des fleurs locales et un repas végétal, l'empreinte s'effondre. Ce panier est plus de 50 fois plus écologique que l'option voyage.

emissions panier 3

Le mot de la fin

Ces paniers prouvent que votre empreinte carbone n'est pas dictée par votre budget, mais par vos choix. Être écoresponsable ne signifie pas forcément dépenser moins, mais dépenser différemment. En privilégiant des alternatives réfléchies, vous pouvez célébrer l’amour tout en préservant la planète, pour une fraction seulement du coût climatique habituel.

Sources :

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