AEnwgbNJEFaPX4b1 GRAEnwi7NJEFaPX4b4 LEAF
Greenlyhttps://images.prismic.io/greenly/43d30a11-8d8a-4079-b197-b988548fad45_Logo+Greenly+x3.pngGreenly, la plateforme tout-en-un dédiée à toutes les entreprises désireuses de mesurer, piloter et réduire leurs émissions de CO2.
GreenlyGreenly, la plateforme tout-en-un dédiée à toutes les entreprises désireuses de mesurer, piloter et réduire leurs émissions de CO2.
Descending4
Home
1
Blog
2
Category
3
Les 3 piliers de l'agriculture durable
4
Media > Tous les articles > Alimentation > Les 3 piliers de l'agriculture durable

Les 3 piliers de l'agriculture durable

Secteurs d'activitéAlimentation
Level
Hero Image
Hero Image
un agriculteur dans son champ
L’agriculture durable repose sur 3 piliers — environnemental, économique et social. Mais quelles sont ses ambitions et ses enjeux ?
Secteurs d'activité
2025-10-28T00:00:00.000Z
fr-fr

Les points clés à découvrir dans cet article

  • Les ambitions de l'agriculture durable

  • L'immensité de son périmètre d'action

  • Les challenges auxquels elle peut nous aider à faire face

L’agriculture durable n’est pas qu’une affaire environnementale. Il ne s’agit pas uniquement de protéger la nature ou de lutter contre le changement climatique – même si ces deux aspects comptent bien entendu. L’agriculture durable ambitionne de révolutionner le modèle agricole de manière beaucoup plus profonde et globale, y compris sur les volets économique et social.
une personne tenant de la terre entre ses mains

Qu’est-ce que l’agriculture durable ?

FAO

Food and Agriculture Organization of the United Nations

L’agriculture est durable lorsqu’elle satisfait les besoins des générations actuelles et futures tout en étant rentable, en préservant la santé de l’environnement et en garantissant l’équité sociale et économique.
note icon

Pour l’agriculture durable, il s’agit donc de développer une agriculture plus respectueuse de l’environnement dans son acception la plus large. Il est par exemple tout aussi important de protéger les écosystèmes que de faire en sorte que tout le monde puisse manger à sa faim – ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, même si de grands progrès ont été opérés dans ce domaine au cours des dernières décennies (nous y reviendrons plus bas).

une abeille

Quels sont les 3 piliers de l’agriculture durable ?

Les 3 piliers de l’agriculture durable sont les mêmes que ceux du développement durable : 

🪴
le pilier environnemental
qui consiste donc à développer une agriculture respectueuse des écosystèmes et des mécanismes qui rendent leur existence possible ;
🧰
le pilier économique
qui consiste à développer une agriculture qui soit rentable et permette de rémunérer convenablement les acteurs de la chaîne de valeur ;
😊
le pilier social
qui consiste à développer une agriculture qui contribue au bien-être comme au bon fonctionnement de la société dans son ensemble.
note icon

On l’aura compris : l’agriculture durable se positionne à contre-courant des principes de l’agriculture intensive, dont l’objectif affiché a été d’accroître les rendements agricoles par tous les moyens possibles et imaginables. 

note icon

Pour en savoir plus sur le développement durable en général, n’hésitez pas à consulter notre article dédié.

Close
nicolas meyrieux

Quelles sont les pratiques propres à l’agriculture durable ?

L’agriculture durable se traduit de multiples manières, et c’est logique : en s’attaquant à la fois aux sphères environnementale, économique et sociale, elle couvre une grande variété de sujets (et de problématiques).

note icon

D’où la difficulté, d’ailleurs, de savoir qui peut véritablement se revendiquer comme un digne représentant de l’agriculture durable… Peut-on accepter qu’un exploitant se revendique comme tel, s’il ou elle n’est pas absolument irréprochable en tout point ? Ou doit-on d’ores et déjà encourager une démarche de progrès qui tend à évoluer petit à petit vers l’agriculture raisonnée ?

À titre illustratif, le spectre des pratiques liées à l'agriculture durable s’étend de l’agroécologie à la création de lois permettant d’encadrer la juste rémunération des producteurs (c’était, en substance, l’un des objectifs de la loi Egalim), en passant par des politiques favorisant l’accès au foncier pour les possibles repreneurs et porteurs de nouveaux projets. 

Pilier du développement durable Exemples de pratiques associées
🌱 Pilier environnemental — Préserver les ressources naturelles
Gestion raisonnée des intrants : réduction voire suppression des pesticides et engrais chimiques.
Rotation et diversification des cultures pour améliorer la fertilité des sols.
Protection de la biodiversité : création de corridors écologiques. Gestion durable de l’eau : irrigation de précision, collecte des eaux pluviales.
Réduction de l’empreinte carbone : mobilisation des énergies renouvelables, sobriété énergétique, optimisation du transport.
💶 Pilier économique — Assurer la viabilité des exploitations
Circuits courts et vente directe : renforcement du lien producteur-consommateur et soutien au concept du "consommer local"
Diversification des revenus : agrotourisme.
Optimisation de l'usage des intrants (de préférence biologiques) pour assurer des rendements suffisants sans verser dans l'excès.
Valorisation des labels : HVE, Bio, AOP, commerce équitable.
Coopération et mutualisation des moyens (machines, logistique, etc.).
Résilience économique : gestion des risques climatiques et financiers.
👩‍🌾 Pilier social — Garantir équité et bonnes conditions de travail
Rémunération juste des producteurs : application des clauses miroirs, commerce équitable.
Conditions de travail dignes : sécurité, santé, rémunération, etc.
Formation et transmission : accompagnement à la transition agroécologique, relève générationnelle.
Éducation et sensibilisation du public : lien entre agriculture et alimentation durable.

Pourquoi a-t-on besoin que l’agriculture durable se développe ?

Présentée ainsi, on pourrait penser que l’agriculture durable relève quasiment de l’altruisme. Ce qui est vrai dans une certaine mesure. Les objectifs poursuivis par l’agriculture durable sont plutôt nobles… Mais ne nous y trompons pas : l’agriculture durable relève aussi du pragmatisme le plus pur.

1. Assurer au maximum notre indépendance sur le volet alimentaire

Faire en sorte que les agriculteurs perçoivent un revenu décent est la meilleure manière de s’assurer que cette profession demeure attractive – et donc que le système agricole local perdure. Or, dans un contexte de tensions internationales accrues, l’indépendance d’un pays dans des domaines tels que l’alimentation est absolument cruciale.

note icon

Outre la question de cette indépendance, il faut rappeler que pour abaisser l’empreinte carbone d’un pays au maximum, il est important de réduire les importations. Et cela vaut pour le domaine alimentaire : si nous aspirons à devenir un pays “bas carbone”, nous devons privilégier les aliments que nous sommes en capacité de produire à l’échelle locale - d’où l’importance, une fois encore, d’assurer la survie de notre modèle agricole.

The Shift Project, dans “Climat, crises : Le plan de transformation de l’économie française”

Association d’intérêt général et groupe de réflexion centré sur les questions du climat et de l'énergie

Il faut (...) raccourcir les chaînes d’approvisionnement et favoriser les activités de production et de consommation de proximité. 

Toutefois, il n’est pas inutile de rappeler ici qu’une transition en faveur de l’agriculture durable ne pourra avoir lieu sans le soutien des populations elles-mêmes…

The Shift Project, dans “Climat, crises : Le plan de transformation de l’économie française”

Association d’intérêt général et groupe de réflexion centré sur les questions du climat et de l'énergie

En aval, il est tout aussi nécessaire de transformer les habitudes alimentaires pour modifier les besoins en approvisionnement, en visant à réduire la consommation de produits animaux, les pertes, les déchets et les emballages, ainsi que la déforestation importée.
des tomates

2. Développer la résilience de notre modèle agricole face aux dérèglements climatiques

Autre point d’importance : les dérèglements climatiques qui impactent d’ores et déjà les récoltes de nombre d’exploitations. Adopter les pratiques de l’agriculture durable, c’est aussi améliorer la résilience de notre système alimentaire en l’adaptant à ces changements.

Comme son nom l’indique, l’agriculture durable vise à assurer une alimentation de qualité sur le temps long. Malheureusement, nous savons d’ores et déjà que certaines des conséquences du réchauffement climatique ne peuvent plus être évitées. Parmi elles : la modification du climat et, par voie de conséquence, de la nature des cultures qui peuvent être envisagées sur tel ou tel territoire.

note icon

C’est cela aussi, l’agriculture durable : savoir s’adapter à des changements qui, quoi qu’on en dise, sont désormais inéluctables. Parmi ces changements, l’exposition à divers types de risques climatiques doit être prise en considération, car développer la résilience de notre modèle agricole signifie (aussi) que nous devons lui donner les moyens d’encaisser les coups. 

des nuages

3. Anticiper la sortie des énergies fossiles  

Quelle que soit la responsabilité que portent les énergies fossiles dans la crise climatique actuelle, ces dernières ont aussi eu des effets bénéfiques au cours des dernières décennies. Dans le domaine de l’alimentation, elles ont par exemple grandement contribué à lutter contre la faim dans le monde.

Vaclav Smil, dans "Comment marche vraiment le monde" (Éditions Cassini)

Scientifique, auteur et professeur à l'Université de Manitoba (Canada)

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que la proportion mondiale de personnes sous-alimentées est passée d’environ 65 % en 1950 à 25 % en 1970 et à environ 15 % en 2000.

Et si beaucoup de choses expliquent cette réalité (l’amélioration de la variété des cultures, la mécanisation agricole, la fertilisation, l’irrigation ou encore la protection de ces mêmes cultures), il en est une à ne pas sous-estimer.

Vaclav Smil, dans "Comment marche vraiment le monde" (Éditions Cassini)

Scientifique, auteur et professeur à l'Université de Manitoba (Canada)

Ce qui a changé, c’est l’intensité de notre production végétale et animale : nous ne pourrions pas récolter une telle abondance, et de manière aussi prévisible, sans des apports toujours croissants de combustibles fossiles et d’électricité.

Seulement voilà : cette époque bénie est désormais révolue. Outre le fait que les énergies fossiles soient responsables du réchauffement climatique actuel, la question de leur accessibilité doit nous amener à changer notre fusil d'épaule car :

  1. toutes les réserves d'énergies fossiles existantes sur Terre ne sont pas nécessairement exploitables ;
  2. un pays tel que la France importe la quasi totalité des énergies fossiles qu'il consomme, ce qui nous rend très vulnérables si nos fournisseurs nous coupent le robinet ou se trouvent dans l'incapacité de nous livrer ;
  3. pour abaisser l'empreinte carbone de notre pays au maximum, nous devons tâcher de limiter nos importations de manière générale (énergies fossiles y compris).
note icon

Mais l'affaire est loin d'être entendue. Si l'abandon des énergies fossiles est nécessaire, ça ne signifie pas que les énergies renouvelables soient parfaites en tout point. Parmi les principaux problèmes posés, les énergies renouvelables ne délivrent pas de l’énergie “à la demande” à la manière dont le font les énergies fossiles ou le nucléaire.

Conclusion ? Commencer à travailler dès aujourd'hui sur la transition de notre agriculture vers un modèle durable, c'est nous donner toutes les chances d'organiser une transformation profonde de notre modèle dans les meilleures conditions possibles... Et de ne pas se trouver, un jour, collés au pied du mur.

Bibliographie

Partager l'article

Inscrivez-vous à la newsletter CSO Connect
Nous protégeons vos données avec notre politique de confidentialité.

Agissez maintenant.
Préservez demain.

Demander une démo