ESG / RSE
Secteurs d'activité



Ce que sont les cycles solaires
Pourquoi l'activité solaire se trouve sous très haute surveillance
La manière dont la météo solaire affecte le climat terrestre
Si on devait en donner une définition simple, l’activité solaire (qu'on appelle aussi “météo solaire”) désigne l'étude du comportement du Soleil. Ce "comportement" et ses fluctuations se traduisent par la variabilité des vents solaires - des flux de particules que notre étoile projette dans l'espace.
De manière imagée, on pourrait comparer le Soleil à un feu de bois qui crache des étincelles de temps à autre. Sauf que dans son cas, on ne parle pas d'étincelles mais de "vents solaires". Or, lorsque ces vents solaires s'intensifient, les conséquences peuvent se faire sentir sur Terre et dans sa "proche banlieue". Nos satellites, et nos systèmes de communication comme d’électricité y sont particulièrement vulnérables… Sans parler des astronautes, s’ils sont présents dans l’espace à ce moment-là. C'est la raison pour laquelle l’activité solaire est hautement surveillée.
Cette surveillance s’opère via l’observation du nombre de taches solaires à la surface de notre étoile. Ces zones sombres signalent des zones de forte activité magnétique. Donc, plus il y a de taches, plus le Soleil est "agité" et plus nous devons nous préparer à faire face à d'éventuelles perturbations.
Franck Daninos
Sciences et Avenir, 18 octobre 2024

L'activité solaire n'est pas constante. Elle connaît des phases plus éruptives que d'autres, comme un cœur humain dont l'activité cardiaque est amenée à connaître des pics. À la différence d'un cœur humain cependant, l'activité solaire est cyclique et nous pouvons donc prédire avec plus ou moins de précision lorsque nous devons nous préparer à voir notre Soleil entrer dans une phase plus active. Ces prédictions sont établies sur la base des "cycles solaires", qui décrivent l'alternance entre phases calmes et phases éruptives.
Le référentiel le plus couramment utilisé établit que la durée d’un cycle solaire est de 11 ans. Tous les onze ans, le Soleil connaît un pic d’activité lié à l’inversion de ses pôles magnétiques, qui intervient une fois par cycle lorsqu’on approche du “maximum solaire” (là où l’activité solaire devient la plus intense et la plus dangereuse).
Concrètement, le pôle Nord du Soleil devient le pôle Sud, et le pôle Sud devient le pôle Nord. Si ce phénomène d’inversion des pôles est scientifiquement établi, la raison de ce phénomène, elle, n’a pas encore été élucidée par les scientifiques.
Le cycle solaire est aussi parfois appelé “cycle d’activité magnétique solaire”, “cycle des taches solaires”. Les onze années décrites par le cycle de Schwabe demeurent toutefois de l’ordre de la moyenne. Certains cycles peuvent s’avérer plus courts ou plus longs (de 9 à 14 ans selon les cas).
Certains se trouvent parfois déroutés lorsqu’ils entendent que la durée d’un cycle solaire est de 22 ans. Comme nous venons de le voir, dans l’immense majorité des cas, le cycle solaire est décrit comme ayant une durée de 11 ans...
Sachez qu'aucune de ces deux assertions n'est fausse : il s'agit seulement de deux référentiels différents. Contrairement au cycle de Schwabe, le cycle de Hale établit qu'un cycle solaire dure 22 ans, car il ne considère pas qu’un cycle solaire s’achève lorsque les pôles magnétiques du Soleil s'inversent, mais lorsqu'ils reprennent leur position initiale. Autrement dit :
Dans un cas, on compte l'aller-retour, tandis que dans l'autre, on compte un simple aller. Le cycle de Schwabe compte l'aller (11 ans), le cycle de Hale compte l'aller et le retour (22 ans). Mais les deux sont justes.
Le Soleil se trouve actuellement dans son 25ème cycle d’activité (du moins, le 25ème depuis que nous observons cette activité de manière méthodique). Le cycle dans lequel nous nous trouvons actuellement a débuté en 2019.
Or, le 15 octobre 2024, la NASA, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et le Solar Cycle Prediction Panel ont annoncé que nous étions entrés dans la phase de maximum plus tôt que prévu.
Attention, en revanche, à ne pas confondre maximum solaire et pic d’activité solaire.
Si vous souhaitez lire le communiqué de presse officiel dans son intégralité, cliquez ici.


Elsayed Talaat, le 15 octobre 2024
Directeur des opérations de météorologie spatiale à la NOAA
Dans ce contexte, les aurores boréales devraient se faire particulièrement fréquentes pendant un à deux ans environ. Sur le versant moins positif, les signaux radio, les GPS et les réseaux électriques pourraient occasionnellement faire face à des perturbations.
Cela étant dit, l’intensité toute particulière de ce cycle amène les scientifiques à insister non pas sur ses répercussions, mais sur leur ampleur potentielle.
Futura Sciences
21 janvier 2025
Parmi les principaux enjeux : la protection des infrastructures critiques, ainsi que la sécurisation des systèmes de communication. Faute de quoi, la mise à mal de ces dispositifs pourraient avoir de graves conséquences, excédant très largement le domaine spatial.
| Phase | Description | Durée approximative | Caractéristiques principales |
|---|---|---|---|
|
Minimum solaire
|
Phase où l’activité solaire est la plus faible. Peu ou pas de taches solaires visibles. | ~1-2 ans |
- Peu d’éruptions solaires. - Activité magnétique minimale. - Conditions calmes pour les satellites et les systèmes terrestres. |
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Phase ascendante
|
Augmentation progressive de l’activité solaire. Apparition de nouvelles taches solaires. | ~3-4 ans |
- Nombre croissant de taches solaires. - Augmentation des éruptions solaires et des éjections coronales de masse (CME). |
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Maximum solaire
|
Phase où l’activité solaire est à son apogée. Grand nombre de taches solaires et de phénomènes éruptifs. | ~1-2 ans |
- Éruptions solaires fréquentes. - Fort risque de tempêtes géomagnétiques. - Perturbations des communications et GPS. |
|
Phase descendante
|
Diminution progressive de l’activité solaire. Réduction du nombre de taches solaires. | ~3-4 ans |
- Baisse de la fréquence des éruptions solaires. - Retour à des conditions spatiales plus calmes. |
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Retour au minimum solaire
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Retour à une faible activité solaire. Fin du cycle solaire en cours et début du prochain cycle. | ~1-2 ans |
- Peu ou pas de taches solaires visibles. - Activité magnétique et phénomènes éruptifs au plus bas. |

IPSL
Institut Pierre-Simon Laplace
Il faut savoir que le Soleil est la principale source d'énergie qui rend la vie possible sur Terre. En dépit de la chaleur que dégage le noyau de notre planète (qui alimente d'ailleurs les éruptions volcaniques et fait bouger les plaques tectoniques), cette énergie géothermique ne suffirait pas à créer un climat propice à l'apparition et au développement de la vie telle que nous la connaissons.
Pour autant, plusieurs facteurs influencent la quantité de chaleur reçue via notre étoile :

Nathalie Mayer pour Futura Sciences
30 juin 2024
Pour en apprendre encore davantage sur les éléments naturels influençant le climat terrestre, n'hésitez pas à consulter en détail notre article traitant des cycles de Milankovitch.

Comme nous venons de le voir, la réponse est non.
IPSL
Institut Pierre-Simon Laplace
Si le Soleil se trouvait véritablement à l'origine du réchauffement climatique, le phénomène serait observé dans la haute comme dans la basse atmosphère. Ce qui n’est pas le cas : le réchauffement n'est observé que dans la troposphère, où se concentrent les fameux gaz à effet de serre dont nous sommes pour bonne partie responsables.
IPSL
Institut Pierre-Simon Laplace
Si vous souhaitez découvrir notre fact-checking des principaux arguments invalidant la thèse du réchauffement climatique d’origine humaine, n’hésitez pas à consulter notre article dédié.